Les syndicats du géant minier anglo-australien ont revélé que le groupe envisage de réduire drastiquement ses coûts en Europe. Ils craignent des réductions d'effectifs. Rio Tinto emploie près de 2 700 salariés en Europe, dont 1 800 en France.
Rio Tinto veut faire des économies. Le géant minier anglo-australien prévoit de réduire substantiellement ses coûts en Europe d'ici à fin 2013. Une information obtenue par l'AFP auprès des syndicats, à la sortie d'un comité de groupe européen qui se tenait ce mardi 16 octobre à Roissy.
Réduction des coûts de l'ordre de 30% en Europe
Véronique Roche, déléguée nationale CFE-CGC et secrétaire du comité d'entreprise de Rio Tinto France, a ainsi expliqué à l'agence de presse que la direction avait affiché l'objectif d'une "réduction des coûts de l'ordre de 30%".
Les sites de Londres, Paris et Voreppe en Isère seraient directement concernés par des réductions d'effectifs. Les activités de Rio Tinto Aluminium ne seraient pas épargnés, soit en France : ECL, Carbone Savoie et Aluminium Pechiney.
En 2012, Rio Tinto a déjà supprimé 220 emplois sur le Vieux continent, dont 103 aux Pays-Bas, 80 en Angleterre, 27 en Islande et 10 au Pays de Galles, rappelle la syndicaliste. Elle précise que Rio Tinto emploie actuellement 2 700 salariés en Europe, dont 1 800 en France.
Baisse de 25% du bénéfice net au premier semestre
Le géant minier, à l'image de ses concurrents, souffre du ralentissement économique en Chine. Au premier semestre, cette baisse de régime de la deuxième économie mondiale, conjuguée à une diminution de 15% des revenus en Europe et de 20% aux Etats-Unis, a entraîné une fait chuter son bénéfice net de 25% par rapport à la même période l'année dernière.









