[ACTUALISE] - Ce mercredi 18 juillet, interrogé sur France Inter, le ministre du Redressement productif a déclaré ne pas accepter la fermeture de l’usine du groupe minier anglo-canadien, rentable selon lui.
Aussitôt Rio Tinto réplique, par le biais de sa porte-parole, aux propos du ministre. "Nous n'avons pas annoncé la fermeture de Saint-Jean-de-Maurienne. On cherche à pérenniser l'activité avec ou sans nous", a-t-elle ajouté, évoquant deux axes de travail.
"Nous poursuivons les discussions avec EDF, sous l'égide du gouvernement, "pour améliorer les conditions d'approvisionnement d'énergie" de l'usine, a expliqué la porte-parole.
En effet, depuis 1984, l’usine bénéficie de prix réduits, négociés avec EDF. Il est compris entre 17 et 20 euros par mégawattheure, soit trois fois moins que le prix du marché. Mais ce contrat avec EDF arrive à échéance au premier trimestre 2014. "Pour pérenniser l'activité, il faut un prix acceptable pour la maintenir, les usines d'aluminium étant énergivores", a-t-elle avancé.
L'usine – qui emploie 450 personnes - poursuit parallèlement un "travail pour trouver un repreneur". "Le processus est en cours, les données sont confidentielles", a ajouté la porte-parole.
La galaxie Péchiney
Dans l'après midi, interrogé sur le cas Rio Tinto, devant la la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, Arnaud Montebourg a imaginé la reconstitution de Péchiney. "Je regarde sur la carte de France ce qu'est devenu la galaxie Pechiney, son démantèlement, les morceaux qui sont entre les mains de fonds, dont l'intérêt pour la France est assez éloigné de nos propres préoccupations", a-t-il constaté.
"A nous peut-être d'imaginer une reconstitution entre les mains privées, patriotes, d'un groupe économique de l'aluminum français et pourquoi pas européen", a-t-il ajouté.











