Le groupe allemand Tantalus Rare Earths a annoncé lundi 23 avril la signature d'une lettre d'intention avec le chimiste français.
L’accord porte sur "une coopération technique pour développer un processus optimal de fabrication de concentrés de terres rares depuis le grand gisement de faible profondeur Tantalus à Madagascar, et la livraison exclusive de ces terres rares à Rhodia".
Le groupe français revendique la place de leader du marché des produits à base de terres rares, fournissant les fabricants de pots catalytiques et de lampes à économie d’énergie.
Selon Rhodia, l’accord final devrait porter surtout sur des quantités de produit atteignant près de 15 000 tonnes par an. En effet, d’après le groupe allemand, le gisement découvert recèlerait 130 millions de tonnes d’argile latéritique contenant des oxydes de terres rares à une concentration de 0,08%. Il est prometteur car les métaux qui s'y trouvent semblent similaires à ceux exploités en Chine.
Les terres rares sont un groupe de 17 métaux dont le lanthane, l'yttrium et le néodyme, indispensables à la fabrication des voitures électriques, des éoliennes, des écrans plats, des disques durs d'ordinateurs ou encore des lecteurs MP3.
Elles ont été au cœur de l’actualité l’année dernière, car 95% de ces métaux sont extraits en Chine. Or, ce pays a réduit ses quotas d’exportation pour maintenir les prix et forcer les entreprises à s’établir sur son territoire.
Selon la société allemande, la demande mondiale pour les terres rares va quasiment doubler d'ici 2015, à 125.000 tonnes par an.









