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Quotidien des Usines

Rhodia investit dans le capital risque pour repérer des pépites innovantes

Arnaud Dumas

Publié le

Après Alstom en 2010, c'est au tour de Rhodia d'investir dans le capital risque auprès de Schneider Electric. Le chimiste a annoncé aujourd'hui sa participation au fonds d'investissement Aster II, géré par la société Aster Capital fondée en 2000 par Schneider Electric.

Rhodia investit dans le capital risque pour repérer des pépites innovantes © Eric Caballero - Flickr - C.C.

Le nouveau fonds devrait atteindre, d'ici l'été prochain, un montant total compris entre 120 et 150 millions d'euros, Schneider Electric participant à hauteur de 40 millions d'euros, Alstom pour 30 millions d'euros et Rhodia pour 15 millions d'euros. Le reste sera levé auprès d'investisseurs traditionnels.

Selon Jean-Marc Bally, délégué général d'Aster Capital, ces investisseurs traditionnels ne devraient pas trop se faire prier. « Notre premier fonds, lancé en 2000 et financé par Schneider Electric, s'est révélé très rentable et le second devrait l'être tout autant », assure-t-il sans vouloir dévoiler le taux de rendement moyen.

L'initiative est originale dans le monde du capital risque. D'autres industriels ont déjà créé leur propre fonds de capital risque, tel BMW qui vient d'annoncer, le 21 février dernier, la création d'un fonds doté de 100 millions de dollars et dédié aux nouvelles technologies automobiles. Mais peu réunissent plusieurs entreprises.

« Cela le rend plus attractif, car cela multiplie les possibilités pour les jeunes entreprises », souligne Jean-Marc Bally. Celles-ci disposeront en effet de trois partenaires privilégiés pour renforcer leur développement tant commercial qu'en R&D.

Car l'objectif des trois investisseurs n'est pas uniquement financier, mais aussi stratégique. Ils cherchent à garder un œil sur les technologies prometteuses liés à leurs domaines industriels. La mission d'Aster Capital consiste donc à détecter les start-up spécialisées dans l'énergie, les nouveaux matériaux ou l'environnement, ayant un fort potentiel de croissance et, surtout, étant susceptibles d'intéresser l'un des trois groupes.

« Certaines sont amenées à devenir significatives dans leur domaine, comme Solairedirect, que nous avons financé avec notre premier fonds et qui est depuis devenue un client significatif de Schneider Electric en moins de deux ans, remarque Jean-Marc Bally. Il est donc important pour les industriels de se préparer très tôt à travailler avec elles. »

Le fonds prévoit d'investir dans un peu plus d'une vingtaine d'entreprises, pour un ticket moyen pouvant atteindre 3 millions d'euros.

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