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Rexel étend son réseau mondial

Par JEAN-CHARLES GUÉZEL - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3011

Grâce à ses trois dernières emplettes, le fournisseur français d'équipements électriques, déjà leader dans le monde en nombre d'agences, le devient en chiffre d'affaires devant Sonepar.

Et de trois. Après le suisse Elektro-Matérial en début d'année, l'italien Elettro- Bergamo et l'américain Capitol Light and Supply viennent à leur tour de tomber dans l'escarcelle de Rexel, coleader mondial de la distribution de matériel électrique avec Sonepar. Des acquisitions qui représentent 190 millions de chif- fre d'affaires pour le premier, 55 millions d'euros pour le deuxième et 185 millions d'euros pour le troisième. Au total, un peu plus de 400 millions d'euros de ventes supplémentaires qui comblent le mince écart existant entre Rexel (7,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2005, 1 700 agen- ces) et Sonepar (7,7 milliards, 1 250 agences).

Pour Jean-Charles Pauze, le président de Rexel, acheté il y a un an à PPR par un consortium (Clayton Dubilier & Rice, Eurazeo, Merrill Lynch Global Private Equity), l'objectif n'est pas de devenir numéro 1 à tout prix, mais de réaliser des acquisitions « de complément, dans les zones où la part de marché du groupe est inférieure à 10 % ».

Une stratégie mise en oeuvre notamment en Amérique du Nord où, bien que numéro 3, Rexel ne détient que 4 % du marché, derrière Graybar et Wesco (5 % chacun).

« Très présent en Nouvelle-Angleterre, Capitol Light & Supply va augmenter de 10 % nos ventes aux Etats-Unis », précise le patron de Rexel. Lequel envisage d'autres opérations sur la zone. « Pesant 64 milliards d'euros sur un total mondial de 145, le marché nord-américain est à la fois le plus important au monde, l'un des plus dynamiques, avec une croissance annuelle de 4 à 5 %, et aussi l'un des plus fragmentés. Le besoin de consolidation devrait nous y offrir de véritables opportunités de croissance », estime-t-il.

Au coude à coude avec Sonepar

Cibles privilégiées : des entreprises réalisant moins de 100 millions de dollars de ventes, qu'il est prêt à payer de six à huit fois l'Ebitda, « selon la taille et la position ». A cet effet, il dispose d'une enveloppe de 200 millions d'euros d'ici à 2008, somme à laquelle peut s'ajouter une part du cash flow libre généré. Celui-ci s'est élevé à 389 millions d'euros en 2005 (+ 42 %).

En France, le marché est dominé par Sonepar et Rexel (35 % chacun). Ce dernier cherche plutôt à tirer profit de sa réorganisation en onze centres de distribution régionaux (un pour quarante agences environ). « Cette structure offre une meilleure qualité de service. Au lieu de 3 000 à 18 000 références effectivement disponibles pour les plus grosses agences, leur nombre est passé à 35 000 environ, livrées sous 24 heures », conclut Jean-Charles Pauze.

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