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Retraites : le Medef propose 44 ans de cotisation dès 2020

Cécile Maillard ,

Publié le

L’organisation patronale, prenant acte du refus du président de la République de relever l’âge légal du départ à la retraite, réclame une hausse de la durée de cotisation, sans tarder.

Retraites : le Medef propose 44 ans de cotisation dès 2020 © virginiamol - Morguefile - C.C.

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Le Medef est arrivé avec des propositions radicales dans le bureau de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, qui a consulté jusqu’à la mi-juillet tous les partenaires sociaux sur la réforme des retraites. Dans un document présentant ses "24 propositions pour équilibrer durablement nos régimes de retraite", l’organisation patronale livre ses pistes pour que le régime retrouve un équilibre financier d’ici sept ans au plus tard.

Hausse de cotisation acceptée si allègement du coût du travail

Pas question, pour les représentants du patronat, d’augmenter les cotisations sociales, parmi les plus élevées d’Europe. "Aucune hausse de cotisations de retraite ne saurait être tolérée, sauf dans l’hypothèse d’une réforme du financement de la protection sociale impliquant une baisse au moins équivalente des charges pesant sur les entreprises". La proposition est plus radicale que le "au moins équivalent", puisque le Medef se dit prêt à accepter une hausse de 0,1% des cotisations retraites, si elle est compensée par une disparition des 5,4% de cotisations de la branche famille de la Sécurité sociale. Le financement serait transféré à la TVA ou la CSG. Un moyen de faire baisser le coût du travail, pour l’organisation.

Le patronat plaide surtout pour une réforme jouant sur les deux leviers que sont le relèvement de l’âge légal du départ à taux plein, de 62 à 63 ans, et la durée de cotisation, qui aurait pu passer des 41 ans et demi prévus en 2020 à 43 ans cette même année. Mais le Medef a compris que François Hollande refusait de toucher à l’âge légal. Il s’adapte donc, et propose d’augmenter très vite le nombre d’années nécessaire à un départ à taux plein : 41 ans et demi dès 2016 (au lieu de 2020), 44 ans en 2020. Une durée qui, dans la pratique, reviendra au même qu’un départ à 64 ans pour des salariés ayant commencé à travailler à 20 ans, ou qu’un départ à 67 ans pour les diplômés bac +5.

Perte de pouvoir d’achat des retraités

Parmi ses propositions, le Medef accepte que l’on touche aux revenus des retraités : la progression des pensions serait inférieure à celle de l’inflation pendant trois ans, le taux de CSG des retraites s’alignerait sur celui des salariés (à 7,5% au lieu de 6,6%), et certains retraités perdraient leur abattement fiscal de 10%. Il propose de réformer certains droits familiaux (parents au foyer, pensions de réversion, majoration de 10 % pour trois enfants…).

Autre grande piste évoquée par le Medef : encourager la retraite par capitalisation, relativement faible en France. Essentiellement pour améliorer les revenus des cadres, dont le taux de remplacement – part du dernier salaire perçu en pension retraite – est faible. Il souhaite notamment développer les plans d’épargne-retraite dans les entreprises.

Le patronat refuse toujours, en revanche, de lier pénibilité et retraites, comme l’a proposé le rapport Moreau, et comme semble vouloir le faire le gouvernement.

Cécile Maillard

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