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Retraites : des chiffres et trois scénarios

Par Fabrice Frossard - Publié le
Eric Woerth, ministre du Travail
Eric Woerth, ministre du Travail
© Reuters

Le conseil d’orientation des retraites a publié aujourd’hui des simulations d’évolution du système de retraites et élaboré trois scénarios. Eric Woerth, ministre du Travail, a précisé que ces scénarios ne sont pas ceux du gouvernement.

Le document publié aujourd’hui par le conseil d’orientation des retraites est complexe, mais n’en sera pas moins étudié de près par les partenaires sociaux, experts et le gouvernement. Ce dossier, technique, élabore trois pistes sous formes de simulations. Lesquelles simulation, « ne valent pas prise de position du Conseil sur les mesures simulées, avec lesquelles certains membres (ndr : du COR) ont exprimé leur désaccord », peut-on lire dans les prolégomènes. Et de préciser que les simulations « ont une vocation purement illustrative et ne constituent en rien des pistes de réforme », précise le secrétariat général du COR.

Les trois scénarios  :

Scénario 1 : L’âge de la retraite passe de 60 ans à 63 ans et la durée du cotisation à 40.5 ans. Dans ce cas le déficit en 2050 serait de 46,4 milliards d’euros.

Scénario 2 : L’âge de la retraite est fixé à 60 ans, mais la durée de cotisation passe de 40,5 ans à 45 ans. A l’orée 2050 le déficit serait de 44,2 milliards d’euros.

Scénario 3 : l’âge de la retraite passe de 60 à 63 ans et la durée de cotisation de 40.5 à 45 ans. Le déficit serait alors de 30,3 milliards d’euros.

Pour l’heure, le déficit projeté en 2050 est de 64,4 milliards d’euros et le scénario le plus optimiste ne le réduirait que de moitié.

Eric Woerth explore d'autres pistes

Selon ces simulations, reculer progressivement l’âge de la retraite pour le passer de 60 ans à 63 ans permettrait de générer une économie de 17 milliards d’euros pour la CNAV d’ici à 2030, soit la moitié du financement nécessaire. Cotiser plus longtemps que les 41 ans prévus en 2012 par la loi Fillon , soit 45 ans d’ici à 2050 réduirait le déficit de 20,2 milliards d’ici à 2050. Bref, pour le COR, l’hypothèse 3 est la plus apte à réduire rapidement les déficits. Mais Eric Woerth, le ministre du Travail entend bien trouver d’autres pistes que celles ici explorées car pour lui, « les chiffres montrent qu’en réalité il n’y a pas de financement durable de nos régimes de retraites pour des raisons de démographie. » Pour le ministre, les scénarios du COR ne sont qu’un outil technique et non ceux du gouvernement a-t-il précisé.

Eric Woerth a précisé qu’il présenterait lundi prochain un « document d’orientation générale », une base pour poursuivre la discussion entre partenaires sociaux, experts et membres du gouvernement. Le Medef a d’ores et déjà accueilli positivement les chiffres du COR, y voyant la « démonstration que des mesures d’âge et de durée de cotisation sont absolument nécessaires. »

L’organisation patronale est contre « une augmentation des prélèvements obligatoires qui mettrait à mal la croissance potentielle de la France. » La CGT pour sa part s’est élevée contre des hypothèses « inacceptables » et exige que les revenus financiers soient mis à contribution. Les autres syndicats, FO, CFE(CGC et CFDT, reconnaissent que la réflexion pour trouver des recettes supplémentaires sont nécessaires.

Lire aussi : le calendrier de la réforme

Sondage : 22% des salariés pensent devoir partir plus tard à la retraite

Pour sa cinquième édition, 1.000 salariés français ont été interrogés pour réaliser l’étude mondiale Global Workforce Study du cabinet Towers Watson menée en janvier 2010 auprès de 22.000 salariés dans 23 pays, travaillant dans des entreprises de plus de 500 salariés. L’inquiétude est le maître mot à l’issue de ce sondage.

34% des salariés français sont inquiets pour leur retraite ; ils estiment que la crise récente va affecter d’une manière ou d’une autre leur retraite.

Les salariés français n’ont pas une vision claire sur les programmes d’avantages sociaux existant dans leur entreprise (les cotisations employeur sur la retraite, la couverture santé, etc.)

L’âge de départ à la retraite

22% des salariés français considèrent qu’il faudra partir à la retraite plus tard que prévu (dont 4% pensent qu’ils repousseront leur date de départ à la retraite de 5 ans).

12% estiment pouvoir partir en retraite entre 55 et 59 ans, 40% entre 60 et 64 ans et 38% entre 65 et 69 ans.

Et après le départ à la retraite ?

46% des salariés interrogés prévoient de travailler après leur départ en retraite, 21% pour rester actifs et 25% pour des raisons financières.

La responsabilité

Pour assurer les revenus du salarié pour sa retraite, les personnes interrogées ont répondu 37% moi, 25% l’entreprise, 38% l’Etat. Dans 5 ans, les salariés anticipent un désengagement de l’entreprise et de l’Etat (51% le salarié, 22% l’entreprise, et seulement 27% l’Etat).



 

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2 réactions

David CABAS | 25/05/2010 - 02H19

Retraites : mettre fin aux faux débats !

Nous ne devons pas céder au chantage injuste à la dette !

1)La dette de la France est injuste, elle n'est pas le résultat de trop de santé, trop de services publiques, trop de fonctionnaires, trop de retraites... Mais elle est bien le résultat de la destruction de l'économie physique, et le pillage des établissements bancaires avec de lourds intérêts composés sur la dette depuis la fin du crédit public productif de la Banque de France. La loi Giscard Pompidou du 3 janvier 1973 puis le traité de Maastrich interdit au gouvernement d'émettre de la monnaie et oblige de fait de s'endetter avec des taux d'intérêt aux banques privés !

Chaque jour nous subissons un bourrage de crane qui appelle les citoyens au bon sens avec de mensonges patentés, comment garder une retraite à taux plein si la population vieillie etc etc !

Nous devons sortir de la mentalité monétaire, la mentalité calculette, c'est bien la peine de faire de si grande étude pour apprendre à faire des divisions. Nous devons apprendre les principes de l'économie physique.

1)Une économie à taux plein d'emploi sans chômage ! Et oui c'est minimum avant de parler de rallonger le temps de travail !
2)Un retour à l'économie productive, et non une économie de financier et de commerce ! Une économie productive peut permettre de redistribuer les vrais fruits de la croissance physique. L'argent n'est pas un richesse, personne ne vit en mangeant des billets.

Ceci suppose de sortir de la logique de pillage de notre système actuelle.

La force publique et nos responsables politiques doivent reprendre la main sur les intérêts financiers, nous devons remettre en place la loi Glass Steagall à la Française afin de séparer les banques par activités. Les banques de dépôts séparer des banques d'affaire et des compagnie d'assurance afin de remettre les banques à leurs place, travailler pour faire vivre l'économie physique et non jouer l'argent dans la spéculation et les casinos financiers.

Citoyens, nous devons nous organiser pour mettre en place une alternative. Vous voulez vous battre pour connaître les agissements des intérêts bancaires et financiers alors rejoins moi sur facebook : http://www.facebook.com/group.php?gid=104166076293247&ref=ts

David CABAS
http://david.cabas.over-blog.fr

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La Flèche | 13/05/2010 - 08H15

Travailler après 60 ans: OUI. Toutefois le rythme à tenir est de + en + difficile après 60 ans. 50-55 hrs/semaine plus transport cela devient difficile à récupérer seulement le WE!

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