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RestructurationL'INQUIÉTUDE MONTE CHEZ FCILe pôle connectique d'Areva réduit ses capacités pour renouer avec la rentabilité. Jusque-là relativement épargnés, les salariés français craignent pour leur sort.

Publié le | L'Usine Nouvelle n° 2865

Restructuration

L'INQUIÉTUDE MONTE CHEZ FCI

Le pôle connectique d'Areva réduit ses capacités pour renouer avec la rentabilité. Jusque-là relativement épargnés, les salariés français craignent pour leur sort.



Pour les salariés de FCI, jamais l'avenir n'a été plus incertain. En présentant, jeudi 27 mars, les résultats d'Areva, la P-DG du groupe, Anne Lauvergeon, s'est voulue très clair : " Nous conservons deux options : soit nous revendons FCI, soit nous parvenons à redresser l'entreprise, mais à la fin de l'année, le pôle connectique n'altérera plus les performances d'Areva. " Réitéré à plusieurs reprises en cours d'année dernière, ce discours inquiète fortement les salariés. " Sur le site de Besançon, la moitié des gens pensent que l'on restera au sein d'Areva. Les autres s'attendent à ce que l'entreprise soit vendue ", explique un représentant syndical de l'usine. De fait, la situation du fabricant de connecteurs reste précaire. En 2002, le chiffre d'affaires a continué à s'effondrer avec une baisse de plus de 20 % à 1,56 milliard d'euros. " A la fin de l'année, nous avons atteint un chiffre d'affaires trimestriel équivalent à 1997 ", a souligné Anne Lauvergeon. En revanche, les pertes opérationnelles ont été réduites à 137 millions d'euros en 2002, contre 181 millions lors de l'exercice précédent. Une conséquence directe du plan de restructuration lancé fin 2001. Depuis, le groupe a procédé à une dizaine de fermetures de sites sur les 16 prévues. En Europe, FCI a mis la clé sous la porte à Queensly (Ecosse) et Katerineholm (Suède) et ferme les usines de Den Bosch (Pays-Bas), Port Glasgow (Ecosse) et Malines (Belgique). Aujourd'hui, 29 % des effectifs du groupe sont situés dans des pays à bas coûts de production. " A terme, l'objectif est d'atteindre un ratio de 50 % ", explique Jean-Lucien Lamy, P-DG de FCI. Jusqu'à présent, la France a été relativement épargnée : le groupe a préféré lancer un plan de départ en pré-retraite, qui devrait concerner environ 450 salariés d'ici à 2005. Près de 200 ont déjà quitté la société. Une centaine d'employés ont également rejoint Areva, via un programme de mobilité interne. " La direction cherche à préserver les sites français du fait de la présence de l'Etat dans le capital d'Areva ", estime un représentant syndical CFDT. Le groupe compte treize usines dans l'Hexagone. Trois d'entre elles, Marolles-en-Brie (Val-de-Marne), Cluses (Haute-Savoie) et Champagné (Sarthe), ont vu leur sort réglé en janvier, avec la cession du pôle militaire et aéronautique à Axa Private Equity. En mars, FCI a aussi annoncé qu'il recherchait un repreneur pour le site de Nantoin. Dédié au moulage de pièces plastiques, il appartient au pôle électrique de FCI. Une activité en difficulté, du fait du ralentissement des investissements en maintenance de lignes électriques.

Un déplacement massif de la clientèle vers l'Asie

Mais ce sont les salariés des usines de la division communication qui sont les plus inquiets. " Nous perdons de l'argent depuis deux ans. Cela ne peut pas durer comme cela ", explique un représentant syndical du site de Pontarlier. Sérieusement ébranlée par l'effondrement des télécoms, l'activité de la division a vu son chiffre d'affaires passer de 986 à 616 millions d'euros l'an dernier. Les grands clients du groupe, les Nokia, Siemens et autres Alcatel, ont réduit leurs commandes tout en sous-traitant et en délocalisant à marche forcée. " Nous avons assisté à un déplacement massif de la clientèle vers l'Asie ", explique Jean-Lucien Lamy. En revanche, le pôle automobile se porte bien. Le chiffre d'affaires de l'activité est passé de 500 à 531 millions d'euros en 2002 et la pérennité des sites semble mieux assurée. Deux raisons à cela. Les usines d'assemblage des constructeurs restent localisées en Europe de l'Ouest et la qualité des connexions est considérée comme essentielle. Après tout, une panne automobile sur deux est liée à des problèmes électriques ou électroniques.









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