Reprise du marché des cosmétiques et des parfums en 2010
Publié lePARIS (Reuters) - Après deux années difficiles, le marché français des cosmétiques et des parfums a retrouvé des couleurs en 2010, signant une progression de 3% grâce aux ventes de parfums et au dynamisme du maquillage.
Après avoir stagné en 2008 et reculé de 1% en 2009, les ventes de parfums, crèmes de soin ou rouges à lèvres réalisées dans les chaînes de parfumerie et les grands magasins ont atteint 2,84 milliards d'euros l'an dernier, selon les statistiques publiées mardi par l'institut NPD.
Cette progression s'explique par une reprise des volumes (+1,6%), qui ont profité du ralentissement de la hausse des prix (+1% en moyenne).
La hausse du marché aurait cependant pu être sensiblement plus importante si la fin d'année avait été meilleure, une période cruciale pour le secteur, qui compte pour environ un quart de son chiffre d'affaires annuel.
"Les résultats ont été décevants en fin d'année", soulignent les auteurs de l'étude.
Les ventes de parfums, qui comptent à eux seuls pour plus de la moitié des revenus de la distribution sélective (les chaînes Sephora (groupe LVMH, Marionnaud, Nocibé, les Galeries Lafayette et le Printemps) ont augmenté de 2% en 2009 à 1,85 milliard d'euros.
Le trio de tête des jus les plus vendus en France reste le même, avec le Numéro 5 de Chanel et J'Adore de Dior (groupe LVMH) au coude à coude, suivis par Angel de Thierry Mugler.
Les crèmes de soin, dont les ventes ont progressé de 2% (à 573 millions d'euros) après plusieurs années dans le rouge, ont profité des lancements de produits jugés plus attractifs, vendus à moins de 50 euros pour des crèmes anti-âge, mais aussi, à l'autre bout du spectre, de nouveaux produits très haut de gamme coûtant plus de 150 euros.
Les distributeurs ont récolté les fruits d'importantes campagnes promotionnelles destinées à soutenir les volumes et de multiples animations, très importantes pour générer du trafic dans les magasins.
Mais la palme revient au maquillage. Les ventes de rouges à lèvres, mascaras ou vernis à ongles ont décollé de 5% l'an dernier, totalisant 416 millions d'euros.
Le renouvellement des couleurs et les effets de mode ont beaucoup joué sur cette catégorie de produits, en particulier les rouges à lèvres, explique le
NPD.
L'institut revendique la couverture d'environ 95% du marché hexagonal des cosmétiques et des parfums. Il ne couvre pas les parfumeries indépendantes non informatisées ou les réseaux détenus en propre par des marques comme Guerlain.
Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot
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