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Reprise d'Opel : Fiat pas certain de l'emporter face à Magna

Par Redaction L'Usine Nouvelle - Publié le
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Trois offres de rachats ont été déposées pour Opel. Fiat et Magna ont déjà relevé les leurs sans parvenir à convaincre le ministère allemand de l'économie, alors que le gouvernement doit désigner son favori cette semaine.

Les offres de reprise d'Opel, la filiale européenne de General Motors, ont été déposées jeudi dernier. L'équipementier austro-canadien Magna et un investisseur financier, la holding RHJ International (propriétaire notamment du sous-traitant automobile japonais Asahi Tec), disputent à Fiat le contrôle du constructeur allemand. Mais l'accueil réservé par le ministère de l'Economie a été plus que froid, ce dernier évoquant même la possibilité d'un dépôt de bilan.

Depuis vendredi, Fiat et Magna ont relevé leurs offres. Le patron de Fiat a déclaré que les suppressions de postes envisagées en Allemagne ne dépasseraient pas 8% des effectifs, soit 2.000 salariés sur les 25.000 qu'emploie Opel. Magna, qui fixait à 2.500 le nombre de destructions d'emplois en Allemagne (10.000 en tout en Europe), serait prêt à faire un effort en limitant les baisses d'effectifs sur le site de Bochum, qui serait alors amené à produire la future Opel Ampera (version européenne de la Chevrolet Volt).

L'offre initiale de Magna repose sur une alliance avec la banque russe Sberbank Rossii, et s'élève à 700 millions d'euros. Les deux partenaires se répartiraient 55% du capital (20% pour Magna, 35% pour Sberbank), tandis que GM conserverait 35% et le personnel d'Opel 10%.

Fiat, de son côté, aurait présenté deux versions de son plan de reprise selon la publication spécialisée Automotive News : l'une incluant le rachat de GM Amérique Latine, l'autre sans. La reprise de Saab, qui intéresse également Fiat, n'est comprise dans aucune des deux versions et fait l'objet d'un processus à part.

Magna serait le repreneur qui offre les meilleures garanties en matière d'emplois, selon le ministre-président du Land de Hesse, qui héberge le siège d'Opel. Mais la position officielle du gouvernement allemand ne sera connue qu'en milieu de semaine. Si le choix du repreneur reviendra au final à GM, le soutien du gouvernement, qui doit apporter plusieurs milliards d'euros en garanties de crédits bancaires, pèsera lourd dans la balance. 

Raphaële Karayan
 
Dossier : Automobile, le crash

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