Représentativité : la CGT signera la position commune16/04/2008
C'est une nouvelle ère qui s'ouvre pour la « grande » organisation syndicale. La centrale a décidé aujourd'hui qu'elle signera la "position commune » sur la représentativité des syndicats, élaborée par les partenaires sociaux la semaine dernière, a indiqué l'un de ses membres à l'AFP.
Le texte négocié prévoit des changements profonds dans les règles sociales de l'entreprise. Pour être représentatifs, les délégués syndicaux devront désormais passer par les urnes et recueillir entre 8% et 10% des suffrages. Ce critère va modifier le paysage syndical en ouvrant la voie au « petits syndicats » comme l'UNSA et la CGC qui projettent depuis de fusionner. La CGT est le premier syndicat à se prononcer en faveur de ce texte élaboré après deux mois et demi de pourparlers. Avec cet accord, la centrale montre qu'elle joue le jeu de la négociation, que son rôle de « contestation » appartient désormais au passé. Seuls Force ouvrière, qui craint à terme une remise en cause de l'existence des conventions collectives nationales, et l'UPA (patronat de l'artisanat), qui veut imposer son leadership dans les très petites entreprises face au Medef et à la CGPME, s'opposent au texte. Huit organisations (Medef, CGPME, UPA côté patronal et CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC côté syndical) avaient participé aux négociations pour mettre au point cette « position commune ». Celle-ci doit être transposée dans une loi d'ici à la fin de l'année. Les nouvelles règles sociales doivent entrer en vigueur dans les entreprises dès janvier 2009. Carmela Riposa A lire aussi : L'éditorial d'Olivier Jay, « Position commune »
A lire aussi dans l'Usine Nouvelle N°3097
du 17 au 23 avril 2006
« Représentativité : dialogue social, la cure de jouvence », p. 48 |
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