Réorganisation de PSA à Aulnay : la CGT déboutée05/05/2008
Social
« Irrecevable » la demande de la CGT a jugé lundi le tribunal de grande instance de Bobigny. L'organisation syndicale souhaitait faire suspendre la réorganisation de l'usine PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Le plan du constructeur automobile prévoit d'arrêter l'une des deux chaînes de montage en juin pour remettre en place une équipe de nuit afin de tourner 24h/24. L'objectif est de produire 1 000 véhicules (Citroën C2 et C3) par jour contre 1 280 actuellement.
Lors de l'audience du 28 avril, Me Catherine Davico-Hoarau, avocate de PSA Peugeot-Citroën, a expliqué à l'audience du 28 avril que le « but » de cette réorganisation était « de permettre à l'usine d'Aulnay de se moderniser » et de « lancer un nouveau véhicule ». Elle entraîne malgré tout la disparition de 500 emplois intérimaires et la suppression de 180 postes dans le cadre d'un plan de départ volontaire du groupe. Selon la CGT, ce serait plutôt le triple qui serait supprimé. Le syndicat craint encore davantage le rythme de travail qui pèsera sur les ouvriers. L'usine compte actuellement 4 100 ouvriers et 700 intérimaires. Par ailleurs, le tribunal a « restreint » le champ de l'expertise commandée par le comité d'hygiène et de sécurité (CHSCT) sur les conséquences de cette réorganisation sur les postes de travail et la santé des salariés, selon l'avocate. C.S. |
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