Rendez-vous entre la ministre de la Santé et l'industrie du Médicament

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Médicaments
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  C'est une information L'Usine Nouvelle : le 16 juillet prochain, Christian Lajoux, le président du Leem, rencontrera pour la première fois Marisol Touraine. Son objectif : nouer des meilleures relations qu'avec le précédent ministre de la Santé, Xavier Bertrand.

Ce rendez-vous, les laboratoires pharmaceutiques l'attendent avec impatience, car on ne peut pas dire que la relation ait été simple avec le précédent ministre du Travail et de la Santé, Xavier Bertrand. L'affaire Mediator l'avait poussé à s'exprimer durement envers l'industrie, et à engager une réforme du système du médicament dont les entreprises attendent encore de nombreux décrets…

Que compte donc dire Christian Lajoux à Marisol Touraine ? Déjà, il sera question de revaloriser l'industrie du médicament que le président du Leem considère comme "très proche du point de rupture". "Elle représente une opportunité économique pour le pays, réaffirme-t-il à L'Usine Nouvelle. Les autorités doivent veiller à la sécurité de la consommation du médicament mais aussi à développer nos filières. Il faut cesser de considérer les médicaments comme une source de coût."

Car les chiffres sont inquiétants. En 2011, l'industrie française du médicament a enregistré un chiffre d'affaires de 49,5 milliards d'euros en 2011, en baisse de 3,9% à cause du recul des exportations et une chute de ses effectifs de 1%, a-t-elle dévoilé lundi 25 juin 2012. Tandis que ses résultats stagnaient en France.

La raison ? "La diversité des outils de régulation mis en place ces dernières années par les pouvoirs publics", comme des baisses de prix, un durcissement des critères d'évaluation des médicaments et un encadrement des prescriptions hospitalières. Et l'année 2012 s'annonce plus difficile encore, avec un repli de 1% en France, suite aux baisses de prix décrétées à l'automne 2011.

Instaurer une démarche de filière avec les biotechs

Christian Lajoux devrait aussi tenter de sensibiliser Marisol Touraine au sort des biotechs. Une question dont il a dégagé les points faibles ce mercredi lors de la présentation d'un observatoire de cette filière, qui doublonnait curieusement avec le panorama réalisé il y a un mois par l'association France Biotech.

Faible capitalisation de ces entreprises, petit nombre d'employés, et difficultés de financement une fois entrées dans "la vallée de la mort", l'étape après la première levée de fonds : les PME de biotechnologie ont besoin de se structurer en projets et d'acquérir plus de dimension entreprenariale, estiment leurs confrères du Leem. "Il faut créer un fonds de croissance dédié aux 2e et 3e tours de financement, et les inscrire davantage dans une démarche de filière", insiste Christian Lajoux.

Ne pas dégager l'industrie de ses responsabilités

Certes, mais les grands laboratoires pharmaceutiques n'ont-ils justement pas un rôle à jouer, eux qui attendent de plus en plus tard pour collaborer avec ces sociétés afin de minimiser le risque ? "Le Leem regroupe aussi des PME, et un de ses rôles est de renforcer le maillage insuffisant entre les grandes et les petites entreprises", nous répond son président.

Le président du Leem attend aussi du gouvernement une continuité dans les mesures de soutien au secteur. Mais il se veut plutôt optimiste quant à l'entretien du 16 juillet. "Le gouvernement a conscience de l'intérêt du développement d'une véritable industrie de santé dans ce pays", nous affirme-t-il. Réponse dans quelques jours.

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