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Renault : un pas de plus vers l'adoption du contrat social de crise

Par Redaction L'Usine Nouvelle - Publié le
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Il fallait au moins trois signatures pour son entrée en vigueur au 1er avril. Quatre syndicats du constructeur automobile français Renault (le CFE CGC et la CFDT d'abord, suivis de FO et la CFTC) ont signé le « contrat social de crise » destiné aux salari

La CFDT a justifié son choix en estimant que « les efforts consentis par les salariés de Renault mettaient l'entreprise en situation de résistance face à la crise ». Le syndicat a par ailleurs émis le souhait d'ouvrir cet accord aux filiales du groupe. De son côté, la CFE CGC a salué la « solidarité inter-statut des salariés du groupe ».

Fabien Gâche, délégué de la CGT, premier syndicat du constructeur, a annoncé que le syndicat « consultait encore ses adhérents ». Selon lui, « l'Etat a accepté d'augmenter sa part du financement du chômage partiel (pour un tiers), les salariés aussi, mais l'entreprise, elle, n'a rien mis de plus». 

100% du salaire net
L'accord permet l'indemnisation du chômage partiel à hauteur de 100% du salaire net. Selon le texte proposé par la direction le 23 février, le chômage partiel est étendu aux cadres, ETAM au forfait et ingénieurs, qui se verront prélever un jour de RTT (« capital temps individuel ») pour cinq jours chômés dans la limite de huit jours par an.

Les opérateurs et les ETAM maintiendront leur salaire net mensuel à 100% grâce au fonds de gestion de crise alimenté par leur capital temps individuel, au rachat par volontariat d'un jour de RTT pour cinq jours chômés et au solde du fonds constitué en novembre lors de l'opération de don d'une journée de RTT pour les salariés en chômage partiel.

10% d'économies en plus
La direction du constructeur avait annoncé mercredi 25 mars son intention d'accélérer la réduction de sa mass salariale grâce au recours accru au temps partiel. L'objectif étant de dégager des économies supplémentaires de 10% sur la masse salariale par rapport au plan de départs volontaires annoncé en juillet. Les effectifs devraient passer de 129 000 salariés à 120 000 au cours de l'année.

L'accord devrait être entériné lors d'un comité central d'entreprise le 3 avril, mais entrerait en vigueur dès le 1er avril pour les 40 000 salariés de la maison-mère.

Barbara Leblanc

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