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Renault (trop) discret à Pékin

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Renault Pékin
© Olivier Martin Gambier - Renault

Le constructeur français a dévoilé ce 23 avril la Talisman, version française de la Samsung SM7, à défaut d’annonces importantes sur son implantation en Chine.

La conférence de presse de Renault au Salon de Pékin aujourd’hui avait tout du pétard mouillé. Dix minutes de conférence de presse autour de la nouvelle Talisman, une grande berline dédiée au marché chinois, et l’affaire était pliée. Carlos Ghosn s’est contenté d’une photo souvenir sur le stand Renault, réservant sa prise de parole dans une conférence de presse chez Nissan, au nom de l’Alliance. Pour l’annonce de l’installation de Renault en Chine, il faudra donc encore attendre.

L’annonce officieuse d’un accord signé avec Dongfeng la semaine dernière avait pourtant laissé présager une annonce en grande pompe à Pékin. "Dans un projet comme celui-ci, il y a plusieurs étapes. Nous avons franchi les deux premières, la signature d’une lettre d’intention en octobre 2011 et d’un memorandum of understanding en mars, recadrait Emmanuel Levacher, directeur commercial pour la région Asie-Pacifique. La première souligne notre volonté de travailler ensemble et le second est plus précis, comme un accord-cadre pour les discussions. Mais ce n’est pas la fin du processus".

Capitaux Renault

Les tractations avec le Chinois DongFeng devraient encore durer toute l’année et Renault espère un accord définitif d’ici décembre. "Nous ne maitrisons pas tout en Chine, surtout les délais. Il faut encore attendre l’accord des autorités chinoises, donc tant que le projet n’est pas approuvé, il n’y pas de projet", précise clairement Emmanuel Levacher. Si le calendrier prévisionnel est respecté, avec un dépôt du dossier en fin d’année, Renault devra ensuite attendre au minimum 3 mois pour avoir la réponse des autorités. Si le gouvernement décide de ne pas faire attendre Renault plusieurs années, le premier véhicule au Losange fabriqué en Chine devrait prendre la route au plus tôt en 2015 ou en 2016, le temps pour le Français de bâtir sa propre usine et de recruter le personnel.

Le vice-président de Renault en charge de la Chine, Katsumi Nakamura, a laissé entendre que ce nouveau site industriel pourrait être installé à Wuhan, la capitale du Hubei. "C’est une belle ville, elle a l’avantage de ne pas être sur la côte et puis PSA, notre concurrent, y est déjà", a plaisanté le Japonais. Pour développer l’intérieur du pays, les autorités chinoises ont désormais interdit les nouvelles implantations industrielles automobiles sur la bande côtière. Les capitaux investis dans cette usine seront partagés entre Renault et DongFeng, avec une participation moindre de Nissan. Renault vise des ventes de 200.000 à 300.000 véhicules à terme. En son nom propre, le Français présentera une gamme de véhicules électriques et de "modèles originaux" comme le 4x4 Koleos.

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