Renault Sandouville : désaccord sur les jours chômés transformés en RTT
Le 02 janvier 2007 par Rédaction L'Usine NouvelleSocial
Les syndicats CGT et FO de l'usine Renault de Sandouville en Seine-Maritime l'ont déjà clairement annoncé : ils ne signeront pas mi-janvier le nouveau protocole de la direction concernant la transformation en 2007 de journées de chômage partiel en Réduction du Temps de Travail (RTT) imposée.La direction de cette usine spécialisée avec quelque 4 500 salariés dans la fabrication des modèles haut de gamme du constructeur automobile français (Laguna II et nouvelle, Vel Satis et Espace IV) souhaite en effet transformer un accord existant, lui permettant d'imposer la transformation annuelle de 10 journées chômées en 10 jours de RTT obligatoires. Or, face à la baisse de production, de l'ordre de 40 % de 2006, et devant un premier semestre 2007 qui s'annonce tout aussi difficile, elle propose de passer le contrat à 20 jours chômés transformés en RTT imposée, voire à 40 jours pour les salariés volontaires.
Pour les syndicats, à l'exception de la CGC qui signera le protocole, cette offre est inadmissible. Car si elle permet aux salariés d'être payés à 100 % de leur salaire durant ces journées de RTT, il leur faut ensuite les « payer » en temps de travail. Les salariés, dont certains d'entre eux ont subi en 2006 une soixantaine de journées chômées, souhaiteraient selon leurs représentants une baisse des cadences de production actuelle à la place des journées chômées.
Mais au-delà de la proposition, c'est le fond du problème qui inquiète le personnel : l'usine devant en théorie travailler à plein régime au second semestre avec le lancement de la Laguna III qu'elle va construire, cette proposition suppose in fine que la direction de l'établissement prévoit déjà 40 journées chômées pour le seul premier semestre.
De notre correspondant en Normandie, Patrick Bottois

dans la même rubrique
11/02/2012 Athènes approuve un projet de loi sur le plan UE/FMI10/02/2012 Le Dow Jones perd 0,69%, le Nasdaq cède 0,80%
10/02/2012 S&P déclasse 34 banques italiennes












