Renault sabre 6000 emplois
Le 25 septembre 2008 par Rédaction L'Usine Nouvelle
Les filiales européennes sont à leur tour touchées par le plan de dégraissage de Renault. Un nouveau plan de 2000 suppressions a été présenté ce matin au comité de groupe européen. Au total, 6000 personnes quitteront l'entreprise d'ici le printemps procha
Carlos Ghosn, le PDG de Renault, persiste et signe dans sa volonté d'être le constructeur généraliste le plus rentable d'Europe à l'horizon 2009. La baisse des marchés européens contrecarrant ses projets, le constructeur français n'a eu d'autres alternatives pour garantir son objectif de 6 % de marge opérationnelle que de réduire ses couts de structure, et donc sa masse salariale. Comme PSA l'an passé, Renault a donc entrepris un vaste programme de dégraissage et il se séparera de 6.000 de ses employés d'ici le printemps prochain. Ainsi, à la vague de 4000 départs volontaires de Renault SAS - France ( dont 1000 à l'usine normande de Sandouville) présentée le 9 septembre s'ajoutent 2000 nouvelles suppressions d'emplois dans les filiales européennes (dont 900 en France).Le premier plan touche les cadres et Etam des sites français et 1000 personnes de l'usine Sandouville incluant du personnel de fabrication. Le second affecte, lui, uniquement le personnel de structure, autrement dit tous ceux qui ne travaillent pas sur les chaines de production.
Plan de départs volontaires et départs à la retraite
L'objectif est de réduire les effectifs de façon naturelle, autrement dit en accompagnant des départs volontaires ou en profitant de mises à la retraite. Selon la CGT, Roumanie, Slovénie, Maroc ou Turquie... les employés des pays low-cost où Renault est implanté sont épargnés. En revanche, ce second plan concerne bel et bien l'Espagne, l'Italie, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et La France. En attendant de connaitre le 3 octobre les modalités de ce nouveau dégraissage, les syndicats demandent à Carlos Ghosn de « renoncer immédiatement à son objectif de marge opérationnelle ». Agissant également sur le terrain, ils organisaient ce jeudi un blocage du site de Sandouville et un rassemblement au Havre. Ils appellent également à une manifestation nationale le 10 octobre à Paris, devant le Mondial de l'automobile, Porte de Versailles. Les élus locaux soutiennent également leur action. Ainsi le député de Seine-Maritime, Alfred Trassy-Paillogues, a demandé à ce que Carlos Ghosn justifie sa stratégie et ces suppressions d'emplois, devant l'Assemblée nationale. Ce qu'il devrait faire le 8 octobre prochain.
Anne Léveillé
A lire aussi :
Plan social Renault : 2000 personnes concernées en Europe dont 900 en France, 11/09/2008

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