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Renault relocalise un peu...en France

Le 20 mars 2009 par Rédaction L'Usine Nouvelle
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Le constructeur tempère l'enthousiasme de Luc Chatel qui évoquait une relocalisation en France. Dans les faits, Renault bascule une partie de sa production de Clio en France pour répondre à la demande.

Simple malentendu ou volonté de prouver l'efficacité de l'action gouvernementale... Oubliant que Renault a annoncé en début de semaine qu'il confiait à Valladolid (Espagne) la production de son nouveau moteur 1.4 essence, Luc Chatel, porte parole du gouvernement et Frédéric Lefebvre, député des Hauts-de-Seine et porte-parole de l'UMP se sont félicités - un peu vite - de la relocalisation d'une partie de la production de Renault en France. Interrogé ce matin sur Europe 1, Luc Chatel a ainsi annoncé que le constructeur français allait créer 400 emplois en rapatriant une partie de la production de l'usine de Novo Mesto (Slovénie) sur le site de Flins. Visiblement moins bien informé, Frédéric Lefebvre déclarait, pour sa part, que cette relocalisation concernait un site en Turquie...

Provoquant la réaction immédiate de Bruxelles, en ce moment extrêmement chatouilleuse sur l'éventuel protectionnisme français, Renault a du préciser et clarifier l'information. Récusant toute relocalisation, le directeur de l'usine Renault de Flins (Yvelines), Olivier Rémoleux, a expliqué que la production attribuée à son usine n'était qu'un rééquilibrage industriel visant à s'adapter à l'évolution de la demande. Le succès des primes à la casse européennes boostant la vente des petites voitures, le constructeur doit, en effet, augmenter les cadences de l'usine de Novo Mesto (Slovénie) qui fabrique les Twingo et des Clio II. Pour y arriver, une partie de la production de cette Clio sera basculée, de juin à octobre, sur les lignes de Flins où est actuellement fabriquée la Clio III. L'usine ayant produit l'ancienne génération jusqu'à l'année dernière, elle en conserve les outils de production et le basculement pourra se faire sans gros investissement. Quant aux 400 emplois annoncés, il ne s'agira, en fait, que de transferts temporaires proposés à des ouvriers de Cléon ou de Sandouville actuellement au chômage technique. Pas vraiment de quoi crier victoire pour l'industrie automobile française...

Anne Léveillé

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