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L'Usine Auto

Renault parie sur la vision artificielle de Chronocam pour la conduite assistée ou autonome

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Après avoir investi dans Chronocam, Renault conclut un partenariat stratégique avec cette pépite française de la vision artificielle. Le constructeur automobile mise sur la technologie de rupture de la start-up pour accélérer le développement de véhicules à conduite assistée ou autonome.

Renault parie sur la vision artificielle de Chronocam pour la conduite assistée ou autonome © Chronocam

Chronocam a tapé dans l’œil de Carlos Ghosn. A l’occasion du Web Summit, qui s’est tenu à Lisbonne, au Portugal, les 7 et 8 novembre 2016, le PDG de Renault a annoncé avoir conclu un partenariat stratégique avec cette pépite française de la vision artificielle.  Les deux entreprises travailleront ensemble afin de déployer la technologie de rupture de la start-up dans des domaines tels que l’évitement de collision, l’assistance au conducteur, la protection des piétons, la détection des angles morts, ainsi que d’autres fonctions essentielles pour améliorer la sécurité et l’efficacité de la conduite humaine et autonome.

Un capteur d'image inspiré de l'oeil humain

« Avec l’ambition de devenir l’une des premières marques à proposer une technologie de conduite sans les mains sur le volant et les yeux fermés sur les véhicules de grande série à un tarif abordable, nous sommes heureux de travailler avec Chronocam sur une technologie de vision par ordinateur. L’objectif est de proposer des aides à la conduite encore plus sûres et plus abordables et d’avancer progressivement vers des systèmes de conduite autonome », déclare Gaspar Gascon, vice-Président et Directeur de l’ingénierie de Renault, dans un communiqué commun.

Fondée en 2014 à Paris, Chronocam développe une technologie de vision neuromorphique défrichée pendant près de 20 ans à l’Université Pierre et Marie Curie, l’institut de la vision et des universités en Espagne ou encore en Autriche. L’innovation combine deux composants : un capteur d’image, qui imite l’œil humain, et un algorithme de traitement, qui s’inspire du cerveau humain. « Notre capteur fonctionne comme une rétine artificielle avec des pixels autonomes qui réagissent à la milliseconde indépendamment les uns des autres, explique Luca Verre, PDG-fondateur. Il capte et transmet uniquement les changements d’évènements de la scène, et non toute la scène comme le font les capteurs d’image traditionnels. » Un fonctionnement qui réduit les temps de latence au niveau des systèmes de détection par 30, les données à traiter par 10 à 1000 et la consommation de courant par 10 à 20, selon le patron de la start-up.

Commercialisation dans l'automobile à la fin de  2020

Le groupe de Carlos Ghosn  a participé aux cotés de Bosch, Intel ou encore le CEA au dernier tour de table de 15 millions d’euros réalisé par Chronocam en octobre 2016. « L’investissement de Renault est modeste mais stratégique », remarque Luca Verra, qui reste discret sur la participation financière du constructeur automobile français dans son entreprise. Chronocam va bénéficier de l’accès aux cas d’usage dans l’automobile pour tester sa technologie sur le terrain et l’amener rapidement à maturité. Avec l’objectif de parvenir à une commercialisation sur ce marché à la fin de 2020. Entretemps, la technologie aura déjà fait ses preuves dans deux domaines d’application : les drones et la robotique à partir de la fin de 2017, et la réalité virtuelle et augmentée sur mobile  à partir de mi-2018.

Mais si l'accord avec Renault est important pour Chronocam, il n’est pas exclusif. "Nous travaillons aussi avec Bosch et d’autres constructeurs pour l’utilisation de notre technologie dans l’automobile, précise son PDG. » Quant à la collaboration avec Intel, elle porte sur des applications dans les drones et la robotique.

Implantation en Californie en 2017

Chronocam compte aujourd'hui 25 personnes et prévoit de passer à 50 personnes dans un an et ouvrir en 2017 un bureau en Californie. Luca Verre la voit devenir à l'horizon 2020 une société de 150 à 200 personnes et d'un chiffire d'affaires de plusieurs dizaines de millions d'euros.

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