Renault dans le mur en 2009
Le 11 février 2010 par Barbara Leblanc
Renault fait pire que son homologue PSA Peugeot Citroën. Le constructeur français a enregistré une perte nette part du groupe de 3,068 milliards d’euros en 2009, contre un bénéfice net de 599 millions d’euros en 2008.
Le groupe explique que la moitié de sa perte provient de ses entreprises associées, Avtovaz, Volvo et Nissan. Son chiffre d’affaires recule de 10,8% à 33,712 milliards d’euros. Reste que sur le dernier trimestre, il a progressé de 25%. Le résultat d’exploitation du constructeur a été de – 655 millions d’euros et sa marge opérationnelle de -396 millions d’euros.
L’année 2009 a été marquée par la crise automobile mondiale, légèrement atténuée au second semestre grâce aux primes à la casse et autres mesures de soutien au secteur. Le constructeur a réussi à améliorer sa part de marché mondiale de 0,1 point à 3,7%, avec même un bond de 1,4 point en Europe au second semestre.
1 000 emplois supprimés en 2010
Pour l’avenir, le groupe table sur un recul de 10% environ du marché européen par rapport à 2009. Dans ce contexte, il a renouvelé les objectifs qu’il s’était fixé en 2009 : atteindre un free cash flow positif et réduire son endettement. En 2009, il a dégagé un free cash flow positif de 2,088 milliards d’euros, ayant permis un recul de son endettement dans la seule branche automobile de plus de deux milliards d’euros. Pour réaliser ses vœux, le constructeur a annoncé qu’il comptait poursuivre la réduction des coûts entreprise en 2009, en supprimant 1 000 emplois dans le monde, essentiellement grâce à des départs naturels, selon le groupe.
Un milliard d’euros de synergie avec Nissan
Côté produits, il table sur le renouvellement de sa gamme avec six nouveaux produits. « Nous continuons à travailler pour construire le Renault de l’après-crise avec la poursuite de l’offensive commerciale en Europe, la commercialisation en masse de véhicules zéro-émission dès 2011, un renforcement de notre présence dans les pays émergents », a expliqué Carlos Ghosn, PDG de Renault. Il attend aussi plus d’un milliard d’euros de synergies de son alliance avec le constructeur japonais Nissan.
Le PDG est revenu sur les rumeurs en cours concernant de possibles alliances ou collaborations avec d’autres acteurs du marché (comme avec Daimler pour la construction de Twingo et de Smart en commun), sans dévoiler de secret. « Je sais qu’il y a beaucoup de rumeurs, je voulais dire que nous parlons avec beaucoup de constructeurs dans des domaines comme l’électrique où nous essayons de vendre nos batteries à un maximum de constructeurs », a expliqué le PDG.
1 réaction
gertrude | 13/02/2010 - 15H21
avant que l'on ne perdent aussi d'autres marché
la diversité à l'image de Toyota et sans les problème de pédales de frein
http://www.electrotech.be/content/default.asp?page=6974
une entente entre les ministéres de l'écologie de l'industrie et du chomage

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