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L'Usine Auto

Renault : 7 500 suppressions d'emplois en France d'ici 2016

Cécile Maillard , , , ,

Publié le , mis à jour le 15/01/2013 À 19H03

Renault a annoncé à ses syndicats vouloir réduire ses effectifs de 7 500 personnes d'ici 2016 en France, sans licenciement ni plan de départs volontaires, mais en élargissant son système de préretraite à tous ses salariés.

Renault : 7 500 suppressions d'emplois en France d'ici 2016 © Renault

Sommaire du dossier

Le groupe Renault, qui a tenu ce jour une sixième réunion de négociations sur la compétitivité avec ses syndicats, a annoncé vouloir supprimer 7500 emplois en France en quatre ans (2013-2016). Renault assure que ces départs se feront sans licenciements, ni plan de départs volontaires, ni fermeture de site, et devraient permettre une économie de 400 millions d’euros.

Le groupe automobile compte sur 5.700 départs naturels en quatre années, départs en retraites, changements d’entreprises, et départs dans le cadre du plan de GPEC signé en 2011 (aménagement de fin de carrières, créations d’entreprises). Surtout, il compte proposer à l’ensemble de ses salariés le dispositif de ce même accord GPEC qui permet aux opérateurs ayant occupé des postes pénibles de partir à 58 ans en touchant 75% de leur salaire. Ce système de pré-retraites, financé par l’entreprise, sera proposé à tous les salariés de 58 ans, si la direction trouve un accord avec les organisations syndicales.

Selon les syndicats, 530 salariés ont bénéficié de ces pré-retraites en 2011, 730 en 2012. "Les volontaires ont été freinés par la réforme des retraites, qui les empêchait de savoir quand ils pourraient bénéficier de leur pension, alors que le système proposé par Renault était réservé aux salariés à 36 mois de leur fin d’activité", explique un syndicaliste de Renault.

"On va perdre des compétences"

Les suppressions de postes envisagées représentent 14% environ de l'effectif actuel de Renault en France. Elles concerneront toutes les catégories de personnel et tous les sites, précise un porte-parole du groupe. Renault espère, si les départs sont supérieurs aux 7 500 attendus, pouvoir recruter sur ses besoins en compétences les plus critiques, notamment sur les technologies d’innovation. Un vaste plan de formation devrait permettre aux salariés de tous les métiers de se reconvertir en fonction des besoins de l’entreprise."Quoiqu'il en soit, on perdra des compétences, du savoir-faire", déplore la CGT, contactée par L'Usine Nouvelle.

Mais le calcul est plus subtil, selon les syndicats. "Il s'agit en fait de 8 250 départs, si ce chiffre est atteint, la direction assure qu'ils recruteront 750 personnes, explique-t-on à la CGT. C'est de cette manière qu'ils arrivent mécaniquement aux 7 500 suppressions d'emplois évoqués." Conséquence directe pour les salariés : "le travail va s'intensifier". "Lors de la dernière réunion avec le direction, l'allongement du temps de travail et la suppression des RTT ont été décidés. On attend de pied ferme l'avant-dernier volet qui portera sur le salaire", indique la confédération. A ce sujet, la discussion se tiendra dans une semaine, le mardi 22 janvier.

Redimensionner les activités des métiers basés en France

Avec ces 7 500 suppressions d'emplois, l’enjeu, pour le constructeur automobile, est de "redimensionner les activités des métiers de Renault basés en France", affirme un communiqué de la direction, qui dit vouloir "conserver les activités corporate de Renault en France". Ouf… En revanche, les fonctions ingénierie et tertiaires devront se "recentrer sur leurs activités stratégiques cœur de métier". De source syndicale, on indique qu’une analyse est en cours au niveau de l’ingénierie pour évaluer quels sont les métiers stratégiques, à conserver en interne, et ceux qui peuvent faire l’objet d’une sous-traitance. Devraient rester en France tout le développement des nouveautés, mais certains compléments de développement pourraient se faire dans d’autres pays. Le Brésil, par exemple, pourrait être en pointe sur le développement des 4X4, ou sur les moteurs à l’éthanol.

Depuis la semaine dernière, la direction reconnaît, et le redit dans son communiqué, que l’objectif de ces négociations est d’ "atteindre un niveau de performance industrielle et économique créant les conditions d’obtention d’activités complémentaires dans les usines". Les syndicats aimeraient que les partenaires de Renault, Nissan en premier lieu, confient de nouveaux véhicules aux usines françaises, largement sous-chargées.

Cécile Maillard (avec Astrid Gouzik)

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