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Election présidentielle 2017

Réglementation, électricité, financement... les propositions des industriels de la chimie avant la présidentielle

Astrid Gouzik

Publié le

A quelques semaines de l'élection présidentielle, l'Union des industries chimiques déroule 22 propositions afin de bâtir une chimie forte pour l'industrie du futur.

Réglementation, électricité, financement... les propositions des industriels de la chimie avant la présidentielle © Solvay

"La chimie, ce sont les composites de nos A350, les composants de nos smartphones, les molécules de nos médicaments, les batteries de nos véhicules électriques… Il n’y a pas d’économie forte sans une industrie forte et pas d’industrie forte sans une chimie solide", explique Pascal Juéry, président de l’Union des industries chimiques (UIC). A quelques semaines des échéances électorales, les entreprises de la chimie détaillent 22 propositions à l’attention des candidats à l’élection  présidentielle. Et conscient des reproches régulièrement faits à ce secteur, Pascal Juéry prend les devants : "ce n’est pas un démarche de revendication, nous ne sommes pas en train de réclamer de l’argent. Nous sommes dans une démarche positive car nous avons l’impression que la chimie peut continuer à croître plus fortement encore". En effet, l’UIC a commandé une étude prouvant que le secteur des industries chimiques cache un potentiel de croissance supérieur à la moyenne de l’industrie en France. Si ces objectifs de croissance étaient atteints, 60 000 emplois pourraient être créés dans l’Hexagone à horizon 2030. "Nous nous demandons comment procéder pour libérer les investissements et la confiance des entreprises", justifie Pascal Juéry.

L’UIC esquisse quelques pistes qui permettraient de débloquer ce potentiel. Tout d’abord, une revendication commune à l’ensemble de l’industrie : le problème de la surtransposition des réglementations. "Nous observons une Inflation des réglementations en France. Pour une même installation, le coût de mise en conformité est 25% supérieur dans l’Hexagone par rapport à son voisin allemand. Le potentiel d’investissement dans l’outil productif est du coup diminué, argue-t-il. Mais nous ne nous battons pas pour la déréglementation, attention ! Nous voulons seulement simplifier l’application des réglementations".

Sanctuariser le CIR

L’autre préoccupation majeure de l’UIC est de créer un cadre favorable à l’innovation dans le pays et demande donc de sanctuariser le crédit impôt recherche (CIR). "C’est un mécanisme qui fonctionne. La chimie investit 10% de sa valeur ajoutée dans sa R&D. Nous remarquons une augmentation de 4% par an de l’effectif des chercheurs en France. Et c’est un effet positif du CIR. La France est un endroit attractif pour faire sa recherche. Souvent cette étape se déroule dans le pays, on y réalise la démonstration, mais l’investissement industriel se fait ailleurs. Il faut faciliter et accompagner ce passage à l’industrialisation", propose Pascal Juéry. "Il existe des outils de financement mais ces processus s’avèrent longs et compliqués pour des PME. Nous voulons faciliter l’accès au financement pour ces acteurs".

Enfin la France doit conserver un accès à une énergie compétitive, "y compris dans un contexte de transition énergétique", souligne le président de l’UIC. "Nous sommes pénalisés par rapport aux Etats-Unis et leurs gaz de schiste, c’est évident. Mais nous sommes aussi défavorisés par rapport à l’Allemagne. Aujourd’hui, un industriel français paye son électricité significativement plus cher qu’un concurrent outre-Rhin", s’indigne-t-il. Et pour garantir un prix de l’énergie compétitif, l’UIC propose notamment la création d’un grand ministère de l’industrie qui contiendrait la compétence de l’énergie. "Aujourd’hui l’énergie est dans le même ministère que l’environnement, et quinze ministères agissent sur l’industrie…", déplore Pascal Juéry.

Parmi ces 22 propositions, l’UIC développe également cinq axes pour aider à restaurer la confiance dans les produits issus de la chimie, notamment définir des priorités d’actions sur les thématiques santé / environnement en fonction des impératifs de santé publique et d’environnement. Ne doutons pas que les perturbateurs endocriniens feront partie de ces priorités.

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