"Refaire d'Heuliez ce qu’il a été: un carrossier de renom pour grands donneurs d'ordre", François de Gaillard
Par Barbara Leblanc - Publié leENTRETIEN Le groupe Baelen Gaillard Industrie (BGI) a été désigné par le tribunal de commerce de Niort comme le repreneur du constructeur et équipementier automobile Heuliez. L’occasion pour usinenouvelle.com d’en savoir plus sur les perspectives d’avenir de ce dernier avec François de Gaillard, associé fondateur de BGI et ancien cadre d’Heuliez.
Votre proposition de reprise a été retenue par le tribunal de commerce de Niort. Vous êtes associés dans ce projet avec un autre groupe, ConEnergy. Comment allez vous vous répartir les rôles dans la nouvelle structure ?
Le groupe Heuliez que l’on connaît aujourd’hui va prendre un nouveau visage. Les activités de sous-traitance et de construction automobile vont être clairement séparées. En effet, d’un côté, le groupe BGI reprend l’activité d’emboutissage sous l’étiquette Heuliez SAS, et de l’autre côté, nos partenaires ConEnergy et Kohl interviennent dans le domaine de la construction de véhicules électriques, dans l’entité Mia Véhicules électriques. Ce sont deux métiers bien différents et deux entreprises séparées. Il n’y a pas de lien capitalistique entre les deux entreprises. Nous avons investi pour notre part dix millions d’euros dans Heuliez SAS, et nos partenaires ont fait de même pour la branche véhicules électriques.
Quelle est votre ambition pour Heuliez SAS ?
Notre objectif est de refaire d’Heuliez ce qu’il a été. Un carrossier sous-traitant pour les plus grands donneurs d’ordre de France. Nous misons sur la diversification de son activité pour le relancer. Le groupe Heuliez a déjà commencé à développer son expertise dans l’automobile bien sûr mais aussi dans l’aéronautique et le ferroviaire. Nous voulons insister sur ces domaines et pourquoi pas miser sur d’autres encore.
Justement que pouvez vous apporter de plus à Heuliez dans ces nouveaux domaines ?
L’activité de BGI se situe dans la filière carrosserie. Nous avons de bonnes connaissances du monde agricole et BTP. Nous comptons parmi nos clients des groupes comme Manitou et c’est ce genre de clientèle nouvelle que nous voulons apporter à Heuliez SAS. Nous comptons aussi apporter un complément de process que le groupe ne semble pas avoir pour l’instant. Par exemple, BGI est experte dans le domaine de la mécano-soudure, alors qu’Heuliez connaît mieux le secteur de l’emboutissage. Souvent, BGI a besoin de pièces d’emboutissage pour des carrosseries BTP. En réunissant nos deux groupes, nous allons rapatrier une partie de cette activité et ainsi être plus performants.
Quelles seront vos premières actions pour le groupe Heuliez SAS ?
Nos premières actions auront lieu dès demain, lors d’une rencontre avec les responsables d’Heuliez SAS et les partenaires sociaux, à qui nous allons présenter notre projet et notre organisation sociale. Ensuite, nous allons continuer à voir les clients d’Heuliez, comme Eurocopter ou Alstom, et en trouver d’autres. Notre but est de les satisfaire avec notre projet multi process, multi services.
Combien d’emplois votre offre permet-elle de sauver ?
Sur ce point, nous réussissons à sauver 485 emplois dans l’immédiat. Mais nous discutons avec les partenaires sociaux, avec qui il y a une vraie cassure au regard de tout ce qu’ils ont vécu depuis deux ans, et nous voulons vraiment redonner confiance avec tout le monde. Notre pari serait de réintégrer un grand nombre de salariés dans les deux ans à venir. Nous pourrons nous féliciter de cette reprise à ce moment-là.
Allez-vous demander au FSI de vous aider, comme il l’avait proposé lors de la reprise du groupe par BKC ?
Il y a eu une belle union nationale pour soutenir notre projet. Et le FSI a fait parti des acteurs essentiels. Mais nous n’allons pas le solliciter pour une aide, car ce n’est pas dans la philosophie de BGI.
Vous êtes un ancien d’Heuliez. Que représente pour vous cette reprise ?
J’ai appris l’emboutissage là-bas. Il était hors de question de le laisser dans cette situation, que ce soit tant du côté professionnel que sentimental. C’est une entreprise où il y a un vrai savoir-faire. Malgré les deux années de tourmente, les salariés ont réussi à préserver leur outil de travail et leur expertise. Ce que nous voulons, c’est que les grands donneurs d’ordre comme Renault, PSA, EADS ou Bombardier reprennent confiance dans cette unité et comprennent bien que nous ne sommes pas des concurrents mais un sous-traitant.
1 réaction
fanch44 | 06/07/2010 - 12H09
à quand une automobile de grand luxe et de très haute qualité , dessinée comme une Ferrari GTO ou Dino , Une Jaguar Type E ou encore une Alpine A 110 (courbes longues, dessin fluide et équilibré, feux ronds, moteur essence de qualité et moderne, traitement intérieur de très haute qualité...)
François

dans la même rubrique
27/05/2012 Un mastère à l’international nuclear academy27/05/2012 Le papetier qui veut protéger les forêts
27/05/2012 Production












