Record de ventes pour Nicolas Feuillatte
Par Patrick Déniel - Publié le
La marque Nicolas Feuillatte, numéro un du marché français du champagne en volume, affiche des résultats records pour 2011 avec 9,6 millions de bouteilles expédiées, en hausse de 13 % par rapport à 2010. C’est le meilleur résultat commercial de son histoire.
"Nous avons accéléré sur des marchés où nous étions peu présents comme les Etats-Unis, où nous avons changé de distributeurs, et où nous sommes passés de 150 000 à 600 000 bouteilles. De même, en Angleterre, nous avons doublé nos volumes d’expédition", se félicite Dominique Pierre directeur général du Centre Vinicole – Champagne Nicolas Feuillatte (CVCNF).
La marque Nicolas Feuillatte a été créée il y 35 ans par le Centre Vinicole, union qui regroupe aujourd’hui 82 coopératives et quelques 5 000 producteurs. L’an dernier, le CVCNF a réalisé 192 millions d’euros de chiffre d’affaires. "Nous devrions dépasser en 2011 la barre des 200 millions d’euros", affirme Dominique Pierre.
Globalement, les ventes de champagnes ont progressé de 3,5 % en 2011. Les maisons ont expédié quelque 330 millions de bouteilles à travers le monde. Des ventes proches du record de 2007 avec 339 millions de cols, selon le Comité interprofessionnel des vins de champagne (CIVC). Le chiffre d’affaires 2011 devrait atteindre 4,1 milliards d’euros grâce à des hausses de tarif de l’ordre de 3 à 5 %.
Plus de la moitié des expéditions (55 %) est destinée au marché français, un marché relativement stable. Les ventes sont en forte baisse au Royaume-Uni, mais sont compensées par le dynamisme des marchés américain et australien, ainsi que ceux des pays émergents.
L’année 2011 vient ainsi confirmer la tendance à la reprise après une hausse des ventes de 9 % en volumes en 2010, après deux années de baisse (-5 % en 2008 et -9 % en 2009). L’interprofession reste prudente pour les trois années à venir, et mise sur une progression annuelle de 2 % des volumes, qui reste la tendance de long terme du marché du champagne.
"Nous sommes moins optimistes, explique Dominique Pierre. Les mesures qui sont prises dans les différents pays risquent d’avoir des conséquences sur les budgets des ménages. Les produits "plaisir" comme le champagne pourraient en pâtir". Le directeur général du groupe coopératif entend lever le pied sur ses investissements.

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