Rebond du trafic aérien, Air France-KLM maintient son plan de vol
Par Matthieu Maury - Publié le
Selon les données de l’Association internationale du transport aérien (IATA), le trafic mondial de passagers a progressé en janvier de 6,4 % sur un an (après + 4,5 % en décembre 2009) et de 0,5 % par rapport au mois précédent. Avec une hausse des capacités de 1,2 %, le coefficient d’occupation s’est élevé à 75,9 %, contre 72,2 % il y a un an. Le secteur, qui a subi en 2009 sa plus lourde chute d’activité (- 3,5 %, avec un taux de remplissage moyen de 75,6 %), profite de la reprise dans les pays émergents. Le trafic a crû de 23,6 % au Moyen-Orient, de 11 % en Amérique Latine et de 6,5 % en Asie-Pacifique, contre seulement + 3,1 % en Europe et + 2,1 % en Amérique du Nord. Le trafic passagers reste tout de même inférieur de 15 % au pic de 2008.
Dans le fret, la demande a augmenté de 28,3 % sur un an (après + 24,4 % en décembre 2009) et de 3 % par rapport à décembre 2009, grâce au « restockage » dans l’industrie. Avec une augmentation de 3,7 % des capacités, le coefficient d’occupation a atteint 49,6 %, contre 40,1 % un an auparavant. En 2009, le fret aérien a chuté de 10,1 % avec un taux de remplissage moyen de 49,1 %.
« Nous commençons à entrevoir quelques signes encourageants de demande, mais avec de larges différences entre régions. Nous pouvons commencer à voir l'avenir avec un optimisme prudent », estime le directeur général de l’IATA, Giovanni Bisignani. Pour autant, ce dernier anticipe pour les compagnies une perte globale de 5,6 milliards de dollars en 2010.
Timides signes de reprise pour Air France-KLM
Dans ce contexte, Air France-KLM annonce aujourd’hui une très légère diminution (-0,3 %) de son offre voyageurs à compter de cet été. Par rapport à l’été 2009, la compagnie franco-néerlandaise augmente de 0,8 % son offre long-courrier et réduit de 4 % son réseau moyen-courrier (en sièges/kilomètres). Après avoir procédé à de sérieuses réductions de capacités (suppression de lignes et de fréquences, avions plus petits), elle souligne de « timides signes de reprise, contrastés selon les pays ». Pour son exercice 2009-2010, elle table sur une perte d’exploitation d’environ 1,3 milliard d’euros.
Air France répète que son activité moyen-courrier « connaît une dégradation constante de ses résultats depuis plusieurs années, amplifiée par la crise économique » et qu’un meilleur équilibre entre le nombre de fréquences et la taille moyenne des avions est recherché. Fragilisées par la concurrence des compagnies low cost et le TGV, ces lignes verront leurs tarifs réduits à partir du 1er avril (avec des prestations réduites).

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