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Ralentissement des fusions acquisitions en 2008 dans l'auto

Par Redaction L'Usine Nouvelle - Publié le

Les fusions acquisitions ont été rares dans le secteur de l'automobile en 2008. Selon l'étude Automotive M&A Insights du cabinet PricewaterhouseCoopers (PWC) publiée le 21 avril, seules 549 transactions ont été enregistrées en 2008 en volume, soit 31,6 m

Bien loin de l'année 2007, qui avait été prolifique avec 604 transactions ou 57,1 milliards de dollars en valeur.

Europe en tête
Les cinq plus grandes opérations ne représentent que 16,3 milliards de dollars, soit la moitié du montant de 2007. Chez les constructeurs, qui totalisent pour 15,7 milliards de dollars d'opérations, Porsche a racheté Volkswagen, Tata Motors s'est emparé de Jaguar. Du côté des équipementiers, les opérations s'élèvent à 11,6 milliards de dollars avec par exemple l'acquisition de Continental par Schaeffler ou celle de Speed par Pirelli. Les autres actions atteignent 4,3 milliards de dollars.

Dans le détail, les transactions sur le marché américain ne représentent plus que 17% du total contre 44% en 2007. Seule la proportion des accords en Europe croît, passant de 44 à 67% entre 2007 et 2008.

Pas de méga deals
Le cabinet justifie ce recul par l'absence de transactions importantes (méga deals), du fait d'une pénurie de financements, obligeant les entreprises du secteur à renoncer à leurs projets. Certains constructeurs ou équipementiers avaient amorcé des opérations avant la crise et ont connu des difficultés financières par la suite, les contraignant à renoncer ou à cibler d'autres acteurs plus petits.

« Le manque de liquidités, la détérioration de la confiance du marché  et la dégradation de la situation macroéconomique ont freiné l'apport de nouveaux capitaux et la réalisation d'opérations de fusions-acquisitions », selon Dominique Ménard, associée responsable du secteur automobile du cabinet PWC.

Reste que pour la situation de 2008 pourrait être bénéfique pour l'avenir du secteur automobile. Selon Philippe Vincent, associé de PWC, « une augmentation du nombre de fusions-acquistions sera inévitable à mesure que les constructeurs et fournisseurs automobiles se réorganisent pour parvenir à leur viabilité financière ».

Les investisseurs en capital n'étaient présents que dans 17% des acquisitions en valeur totale des transactions, bien loin des 44% de 2007. En 2008, les fournisseurs ont été soutenus par des fonds publics comme aux Etats-Unis ou en France.  Le cabinet suggère donc que les pouvoirs publics soient dans l'obligation de procéder à de nouvelles mesures pour soutenir la consolidation et la rationalisation.

Barbara Leblanc

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