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Ralentissement de la croissance inquiètant

Par Morgane Remy - Publié le

Reprise ou re-crise? La croissance ralentit sur la deuxième partie de l'année 2010, contredisant les prévisions du gouvernement. Or, le budget de rigueur censé ramené le défit en dessous de la barre des 6% à la fin de l'année prochaine peut être insuffisant en cas de croissance atone.

La reprise perd de sa consistance et la croissance plus molle que prévu. L’Insee a revu l’estimation de la croissance à la baisse de 0,1 point pour le troisième trimestre 2010. Elle  est de 0,3 % (0,4% anticipé), après +0,6 % au trimestre précédent.

Les dépenses de consommation des ménages accélèrent légèrement avec les fêtes de fin d’année (0,5 % après 0,3 %), tandis que l’linvestissement perd de sa vigueur (+0,5 % après +0,9 %). En parrallèle, la demande intérieure ne prodite pas directement à la France. Le solde commercial se dégrade et contribue négativement à la croissance du PIB (-0,4 point). Les importations sont plus dynamiques (+3,9 %)que les exportations (+2,6 %).

Au deuxième trimestre, la croissance du PIB est également révisée : de +0,7 % lors de la publication du 12 novembre dernier, à +0,6 %. Cette révision est essentiellement imputable à celle de la production industriels et des transports routiers ébranlé les conséquences des grèves, dans les raffineries notamment. Bref, ces nouvelles semblent contredire l’optimisme de la ministre de l’Economie Christine Lagarde. Alros que quelques économistes parlaient d’optimisme démesuré,les chiffres de l’Insee semblent désormais leurs donner raison.

 

Croissance molle, rigueur durçie


Christine Lagarde tablait jusqu'ici sur "un gros 1,6 %" pour l'ensemble de l'année. Il faudrait désormais une croissance de 0,7 % au dernier trimestre pour atteindre cette prévision, a expliqué l'Insee. Or l'Institut national de la statistique ne table, dans sa dernière note de conjoncture publiée mi-décembre, que sur une progression de 0,5 % sur cette période. Une prévision qui risque encore d’être revu à la baisse car le tropisme des fins d’année bénéfique à la consommation des ménages a été atténuée par la prévision d’une année de rigueur.
 

2011 sera difficile, on s'y attendait. Mais le projet de loi de finances 2011 qui a soufflé un vent de rigueur a été calculé en fonction de cette prévision de 1,6% de croissance. Le choix qu'il restera alors à Bercy sera entre plus de rigueur ou ne pas tenir ses engagements face à Bruxelles, dans un climat de crise de défiance de la zone euro. Le risque de la seconde option étant considérable après la crise grecque et irlandaise, il semble que la hausse d'impôts et d'autres coups de rabot sont à redouter l'année prochaine.

Morgane Remy

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