Rafale : le Brésil repousse de nouveau sa décision

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Dassault Aviation - Rafale
© Dassault Aviation - A. Paringaux

Selon le ministre brésilien de la Défense, le président Lula devrait annoncer le résultat final de l’appel d’offres après la mi-mai, alors qu’une enquête se profile sur la préférence du gouvernement pour le Rafale.

Nouvelles embûches sur le tortueux chemin du Rafale au Brésil, à six mois de l'élection présidentielle. Sept mois après la visite de Nicolas Sarkozy au Brésil, les industriels français – Dassault Aviation, Thales et Safran au premier rang – vont devoir attendre un mois supplémentaire, si ce n’est plus... Le ministre de la Défense, Nelson Jobim, a déclaré à la presse brésilienne que le président Lula devrait annoncer son choix définitif après la mi-mai, et non en avril comme prévu dernièrement.

« Le président convoquera le Conseil de défense dans la première quinzaine de mai et là, dans la première quinzaine de mai, le Conseil de défense donnera sa position, et à partir de là, le président prendra sa décision », affirme Nelson Jobim dans le journal Folha de Sao Paulo.

Soutien des métallos au Gripen

Si le Rafale a reçu plusieurs soutiens publics de la part de Lula et de son ministre de la Défense (en raison surtout des transferts de technologie consentis par le camp français), l’avion de chasse tricolore, qui n’a jamais été vendu à l’étranger, n’a pas encore été définitivement déclaré vainqueur de la compétition qui l’oppose au F/A-18 Super Hornet de l'américain Boeing et au Gripen NG du suédois Saab. Après la visite au Brésil du roi Carl XVI Gustaf et de la reine Silvia il y a deux semaines, le Gripen a reçu en début de semaine l’appui du syndicat des métallurgistes de Sao Paulo, affirmant que le projet suédois devait créer 28 000 emplois dans le pays. Un syndicat dirigé par Lula à la fin des années 1970.

Enquête sur la préférence pour le Rafale

Par ailleurs, le ministère public de Brasilia a accepté la demande d’enquête d’un particulier sur le processus de sélection et la préférence pour le Rafale affichée par le gouvernement. Ce Brésilien critique le choix de l’avion français au regard du « principe visant à réaliser des économies », soulignant que ses concurrents présentent des prix inférieurs. Si le procureur José Alfredo de Paulo Silva a accédé à la requête, il va désormais recueillir les informations pour décider s’il classe le dossier ou si une action en responsabilité civile est menée. L’enquête, qui n’est pas encore ouverte (le procureur étant en vacances), peut prendre un an, selon le Parquet. Et l’éventuelle annonce du vainqueur par le gouvernement n’arrêtera pas l’enquête.
 

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