La présidente Dilma Roussef aurait invoqué des raisons budgétaires pour le report de la signature du contrat de renouvellement des chasseurs brésiliens à 2013.
L'Inde a récemment annoncé une finalisation du contrat MRCA avant la fin du mois d'avril 2013. En négociations exclusives, Dassault Aviation est quasiment assuré de repartir dans quelques mois avec un contrat signé pour la fourniture de 126 avions multirôles Rafale à l'Indian Air Force.
Au Brésil, l'autre cheval de bataille de Dassault pour la vente de son chasseur, le combat est encore loin d'être gagné. La présidente Dilma Rousseff aurait décidé d'attendre jusqu'à la mi-2013 pour prendre une décision sur le contrat de renouvellement F-X2 de 36 avions de chasse pour l'armée de l'air brésilienne, ont révélé deux sources officielles sous couvert d'anonymat à Reuters le 24 septembre.
Plus fâcheux pour Dassault et son Rafale, Boeing et son F-18 Super Hornet également en compétition auraient augmenté leurs chances de l'emporter grâce à de récentes alliances avec le constructeur aéronautique brésilien Embraer, dévoilent les sources.
"La position de Boeing (dans la compétition, ndlr) est réellement meilleure depuis quelques mois", révèle-t-on à Reuters, qui rappelle que selon ses informations, Boeing aurait gelé le prix de son enchère depuis 2009. Un avantage de coût qui aurait amplifié le repositionnement favorable de son F-18 vis-à-vis du Rafale par le gouvernement brésilien.
Toujours selon ces sources, Dilma Roussef aurait prévu d'informer le président américain Barack Obama du retard dans la finalisation du contrat F-X2 lors de l'assemblée générale des Nations Unies cette semaine.
Le Brésil a retenu pour la compétition F-X2, portant sur l'acquisition de 36 appareils pour un montant estimé à 4 milliards de dollars, le Rafale de Dassault, le F-18 Super Hornet de Boeing et le Gripen JAS 39 du suédois Saab, après avoir éliminé le Su-35 du russe Soukhoï.









