Rafale : le Brésil met en avant l'aspect économique
Par Rémy Maucourt - Publié le
Le ministre brésilien de la Défense, en visite mardi à Paris, a remis l'appel d'offre de son pays dans le contexte économique.
Le Brésil finira-t-il par acheter le Rafale ? "En ce moment, la considération fondamentale pour prendre une décision est d'ordre financière et économique, étant donné la situation" économique mondiale, a assuré Celso Amorim, le nouveau ministre brésilien de la Défense.
Il a évoqué le dossier avec son homologue français, Gérard Longuet. Cette déclaration fait écho à celle de la présidente du pays Dilma Roussef, qui assurait le mois dernier que le Brésil "n'est pas en mesure" d'acheter le Rafale.
Mais Celso Amorim a également rappelé l'"urgence" du dossier. "Nos besoins de défense demanderont une décision qui ne peut pas être ajournée indéfiniment", a confirmé le ministre. "Le rôle que jouaient les Mirage, leur vie utile est en train de s'épuiser. Cela coûtera très cher de les maintenir après 2013."
"Evidemment, ce n'est pas seulement l'urgence qui détermine les choses, ce sont aussi les possibilité matérielles. Il faut combiner les deux", a-t-il précisé. Celso Amorin estime "envisageable" la date de 2012 évoquée par le Brésil pour l'annonce de sa décision sur l'achat éventuel des avions de combat.
Le Rafale de Dassault est toujours en compétition avec le F/A-18 Super Hornet de Boeing et le Gripen NG de Saab dans l'appel d'offres lancé par le Brésil pour la fourniture de 36 avions de combat.

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