La médiation interentreprises et la CDAF ont noté les pratiques des principaux donneurs d'ordres en matière de relations avec leurs fournisseurs. Un tiers de ces grands groupes n'obtiennent pas la moyenne, selon les résultats de l'étude parue ce jeudi 14 juin dans l'hebdomadaire Challenges.
"Le tableau est sombre", peut-on lire dans les colonnes du magazine. Il est vrai que les notes sont relativement basses : sur les 120 groupes contactés, seuls 88 ont accepté de participer à l'étude, et un tiers des participants n'obtiennent la moyenne au classement final.
Cette étude, qui porte sur le niveau de responsabilité des grands groupes vis-à-vis de leurs fournisseurs, montre que les donneurs d'ordres ont encore des progrès à faire. Notamment en matière de respect des délais de paiement. "On a reperdu les neuf à dix jours que la loi LME nous avait fait gagner, soit 80 milliards d'euros à la charge des PME", constate le médiateur national Jean-Claude Volot.
La Poste, l'un des exemples à suivre
Le questionnaire a été mis au point par la médiation interentreprises, la Compagnie des dirigeants et Acheteurs de France, l'Assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie (ACFCI), le cabinet Election-Europe et Challenges. Il porte sur une dizaine de points comme la responsabilité en matière d'achats, l'engagement dans des dispositifs territoriaux ou encore l'adhésion à différentes chartes de bonnes pratiques.
Bien sûr, il y a des bons élèves. Avec des notes supérieures à 16/20, la Poste, la SNCF et le groupe Bongrain, sont présentés comme les "exemples à suivre". Au sein du peloton de tête, on trouve naturellement des membres de Pacte PME et des signataires de la charte des relations interentreprises, à l'instar d'EDF (15,4/20), de Siemens France (15,3/20) ou de Danone (14,6/20). Mais certains arrivent tout de même à tirer leur épingle du jeu même sans avoir signé de charte. C'est le cas de PSA Peugeot-Citroën (13,3/20), du groupe Auchan (12,4/20) ou encore de Dassault Aviation (12,3).









