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L'Usine Santé

Qui est Roivant, la biotech qui vient de lever 1,1 milliard de dollars ?

Anne-Katell Mousset

Publié le

La biotech suisse Roivant vient d'annoncer une levée de fonds record : 1,1 milliard d'euros, récolté grâce à l’opérateur telecom japonais SoftBank. Une manne financière que l'entreprise va utiliser pour continuer de développer sa stratégie actuelle de rachats aux grands de la pharma de molécules abandonnées.

Qui est Roivant, la biotech qui vient de lever 1,1 milliard de dollars ?
Vivek Ramaswamy fondateur et CEO de Voirant
© Roivant

Lever un milliard de dollars, même dans le monde de la pharma, ce n’est pas rien. L’exploit a été réalisé par la jeune entreprise Roivant basée en Suisse et créée en 2014. Mercredi 9 août, elle annonce dans un communiqué cette levée de fonds record. L’exploit est accompli grâce à Vision Fund, le fonds géant (93 milliards de dollars ) de l’opérateur telecom japonais SoftBank qui en juin rachetait à Google le spécialiste de la robotique Boston Dynamics.  

A la tête de Roivant, Vivek Ramaswany. Cet américain né en 1985 n’en est pas à son premier coup d’éclat. En 2015, il introduit en bourse la première filiale de la start up Roivant, Avoxant. Elle lève dans la foulée 360 millions de dollars pour développer un traitement contre Alzheimer grâce à une molècule rachetée pour 5 millions de dollars à GlaxoSmithKline.

Des molécules à l'abandon

Car c’est là tout le modèle de Roivant : racheter aux grands laboratoires pharmaceutiques les molécules à haut potentiel "oubliées" dans leur portefeuille. “Beaucoup de molécules sont candidates à devenir des médicaments, mais peu d’entre elles arrivent sur la ligne d’arrivée”, expliquait Vivek Ramaswany dans une interview vidéo en février 2017 au blog StrictlyVC, et pas forcément parce qu'elles sont inefficaces ou dangereuses. Si le futur médicament potentiel est non-stratégique pour l'industriel ou s'il n'a pas les moyens de financer plus de R&D, il peut ne jamais voir le jour. Ce sont ces molécules négligées par leurs propriétaires que Roivant se propose de racheter.

Bien sûr, ce n'est pas la première entreprise à s'interesser à ces molécules à haut potentiel abandonnées. Selon Forbes, au moins une douzaine d'entreprises pharma sont nées de ce genre d'opportunités. Mais là où les autres font du coup par coup, sur une seule molécule, Roivant en a fait une "stratégie systématique", explique son patron. 

L’entreprise est ainsi scindée en 5 filiales (voir infographie) en fonction de pathologies différentes. Chacune est chargée de “dévérouiller des molécules” dans le portefeuille des big pharma le plus rapidement possible. Dans l'interview donnée à StrictlyVC, Vivek Ramaswany explique que le développement d'un nouveau médicament chez les gros de la pharma "prend 10 ans et coûte en moyenne 2 milliards d'euros".

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Sa stratégie de mulitiplier les petites entreprises autour d'une pathologie permettrait selon lui de faire mieux. “Dans l’industrie pharmaceutique traditionnelle, les postes de chercheurs sont mis sur la balance si un projet échoue. Dans de nombreux cas, les études cliniques sont alors conçues non pas pour obtenir une réponse, mais pour ne pas obtenir de réponse. Il y a une mentalité de la procrastination” explique-t-il à Techcrunch. Pour y remédier, les chercheurs de Roivant sont intéressés aux résultats de l’entreprise, et si la molécule ciblée n’aboutit pas à un médicament, ils sont affectés à un nouveau projet. 

Symbole de la stratégie de l'entreprise, la molécule RVT-101, rachetée à GlaxoSmithKline pour 5 millions de dollars en 2015 est entrée en phase 3 (la dernière) d'essai clinique avec des patients atteints d'Alzheimer. Selon l'accord passée entre les deux entreprises, si Roivant met sur le marché ce médicament il devra payer 160 millions supplémentaires à GlaxoSmithKline. 12,5% des ventes reviendront également au géant de la pharma. 

 

 

 
 

 

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