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L'Usine Santé

Quattrocento lève 5,2 millions d’euros pour développer des medtechs

Arnaud Dumas ,

Publié le

Le générateur de start-up des sciences du vivant a levé des fonds pour financer la création de nouvelles entreprises. Quattrocento a déjà lancé quatre filiales, l’une d’elle est proche du stade de la revente, et compte en créée deux de plus par an avec ce nouvel apport de fonds propres.

Quattrocento lève 5,2 millions d’euros pour développer des medtechs © D.R.

Le lanceur de start-up Quattrocento vient de lever 5,2 millions d’euros auprès de Bpifrance, pour 2,5 millions d’euros, et d’investisseurs privés. La société, créée en 2010, va utiliser ces nouveaux fonds propres pour continuer de créer des start-up à partir des inventions des chercheurs universitaires.

En se focalisant sur le secteur des technologies médicales, domaine de prédilection des trois dirigeants. Bertrand Fourquet, le président de Quattrocento, a en effet fondé en 2001 puis revendu en 2011 Echosens, une société spécialisée dans le diagnostic en hépatologie.
"Nous sommes partis du constat que beaucoup de chercheurs souhaitaient valoriser leur découverte, mais voulaient continuer leur travail académique, explique Bertrand Fourquet, le président de Quattrocento. Nous créons des entreprises avec ces chercheurs pour transformer leur recherche en produit."

Trouver des idées dans les labos

Les trois dirigeants de Quattrocento écument les instituts de recherche, les Sociétés d’accélération du transfert de technologies (SATT), etc., pour trouver la bonne idée. Ils proposent ensuite à l’équipe de chercheur de monter une start-up, filiale de Quattrocento. L’équipe de recherche n’a pas à s’impliquer dans le développement de l’affaire, mais obtient en général 30 % du capital de la filiale.

Ces filiales sont financées par les fonds levés par Quattrocento auprès de ses 35 actionnaires. "Une douzaine d’entre eux prennent une part active dans le développement de nos filiales", explique Bertrand Fourquet. Les actionnaires sont tous d’anciens partenaires d’Echosens et disposent donc de compétences pour développer le matériel médical.

"Quattrocento est un accélérateur de type "start-up studio", ils mettent la même énergie qu’un accélérateur pour développer une idée, sauf qu’ils détiennent plus de part dans l’entreprise", résume Jonathan Lascar, directeur d’investissement chez Bpifrance. La banque publique est intervenue via son fonds French Tech Accélération, abondé à hauteur de 200 millions d’euros par le Programme des Investissements d’Avenir pour investir dans ces machines à dynamiser les jeunes pousses.

Combler un vide

Pour la banque publique, Quattrocento permettait de combler un vide. "Il existe beaucoup d’accélérateurs dans le domaine du digital, mais aucun dans les medtechs", rappelle Jonathan Lascar. Les technologies médicales mettent en effet plus de temps et nécessitent souvent plus de capital pour émerger.

En six ans, Quattrocento a créé quatre entreprises. "Nous prévoyons d’en créer deux par an de plus grâce à cette augmentation de capital", souligne Bertrand Fourquet. L’accélérateur prévoit au moins cinq ans pour amener sa filiale à une maturité suffisante pour pouvoir la revendre. Les 24 premiers mois doivent permettre d’avancer sur le développement de la technologie, les trois années suivantes servent à mener l’industrialisation du produit, le lancement commercial et à atteindre l’équilibre.

L’une des quatre filiales de l’accélérateur est sur le point d’atteindre cette phase. Il s’agit d’Alvéole, une société développant un outil de "micropatterning" (création de motifs de protéines) à destination des chercheurs en biologie. Elle vient de lancer la commercialisation de son outil, le Primo, et déploie son réseau de distribution. La revente d’Alvéole permettra ensuite à Quattrocento de développer de nouvelles sociétés.

"Nous n’aurons jamais plus de huit ou dix filiales en même temps, confie néanmoins Bertrand Fourquet. Il faut que l’on puisse suivre tous les projets en même temps." L’équipe de l’accélérateur devrait cependant rapidement s’étoffer. Elle devrait passer de trois à cinq personnes d’ici l’automne.

Arnaud Dumas

 

L’argument convaincant
L’équipe à la tête de Quattrocento dispose déjà d’une expérience réussie de création de medtechs. Elle est entourée de nombreux actionnaires qui font bénéficier les entreprises en création de leurs conseils.

Quattrocento en chiffres
Chiffre d’affaires : nc
Effectif : 3 personnes et 35 actionnaires
Montant de la levée : 5,2 millions d’euros
Investisseurs : fonds French Tech Accélération, investisseurs privés
Secteur : accélérateur de start-up, medtech

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