Quand ThyssenKrupp se recentre sur l’acier

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ThyssenKrupp
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ThyssenKrupp multiplie les restructurations avec pour objectif d’assainir sa situation financière. Le groupe allemand aux diverses activités (ascenseur, acier, ingénierie) prévoit notamment la scission de la division acier inoxydable au profit de l’ingénierie.

C’est le conseil d’administration du 5 mai qui a décidé d’une nouvelle étape dans la restructuration du groupe. Dans le viseur,  cette fois : sa filiale ThyssenKrupp Waupaca, leader du marché de la fonderie de fonte aux Etats-Unis, Tailored Blanks, spécialisée dans la fabrication de châssis pour l’automobile ou encore l’activité de fabrication de colonnes de direction Presta. Cette dernière activité est présente en France, notamment sur trois sites situés à Florange et à Flameck en Moselle.

Miser sur l’acier

Contactée par L’Usine Nouvelle, la direction française du groupe n’a pas souhaité évoquer les décisions du conseil d’administration, ni annoncer si les sites français étaient concernés. Selon une responsable CGT du site de Florange, "le groupe entend avant tout arrêter les activités d'automobile pour se consacrer à l’acier, alors même que nous réalisons des records de chiffre d’affaires".

En effet, selon les analystes, c’est un moyen de prendre un virage stratégique important suspecté  depuis l’arrivée du nouveau patron, Heinrich Hiesinger, début janvier. "Cette nomination indiquait déjà que ThyssenKrupp voulait aller dans une direction plus technologique", explique à l'AFP Stefan Freudenreich, analyste chez la société de services financiers Equinet. Pour lui, ThyssenKrupp entend ainsi "prendre le même chemin que son concurrent dans l’acier ArcelorMittal, notamment en externalisant sa branche acier inoxydable".

Dix milliards d’euros

Reste qu’officiellement, ce plan est une manière pour le groupe de se "désendetter et de mettre à profit les opportunités sur les marchés émergents". Le groupe a en effet vu sa dette dépasser les 5,8 milliards d’euros en 2010, notamment en raison du démarrage plus coûteux que prévu de hauts fourneaux aux Etats-Unis et au Brésil.

L’annonce faite le 5 mai permet à ThyssenKrupp de se séparer d’activités pesant dix milliards d’euros, soit un quart de son chiffre d’affaires.  Un plan plutôt bien accueilli par les marchés, puisque l’action ThyssenKrupp était en forte hausse à la mi-journée à +6,6%.
Au total, ces restructurations devraient entraîner la suppression de 35 000 emplois. "Des ventes, ce n'est jamais bon pour nous", commente le chef du comité d'entreprise Thomas Schlenz, dans le quotidien régional WAZ à paraître samedi.

La décision du 5 mai intervient quelques jours seulement après la cession de sa branche Metal Forming, Sofedit, à Gestamp début mai. Une opération qui pourrait avoir des conséquences sociales majeures pour les sites de découpage/emboutissage.

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