Quand le plan de départs volontaires de 2008 rattrape Renault
Par Barbara Leblanc - Publié le
Le recul de l’âge légal de la retraite crée des remous au sein du groupe Renault et oblige le ministre du Travail à intervenir
A l’issue d’un plan de départs volontaires en 2008/2009, 4 400 salariés ont quitté le constructeur. Or, en raison de la réforme des retraites, ils se trouvent actuellement sans ressources après la fin de leurs droits au chômage.
Certains d’entre eux vont pouvoir bénéficier de l'allocation transitoire de solidarité, car le gouvernement vient de la rétablir. Elle s’élève à environ 1000 euros, mais ne peut être touchée que par des chômeurs de plus de 60 ans avec suffisamment de trimestres de cotisations.
De nombreux salariés ne pourront donc pas en profiter et réclament donc un geste de la part du constructeur. Tout comme le ministre du Travail Xavier Bertrand. Selon eux, les plans de départs volontaires poussent les industriels à respecter leurs engagements jusqu’au bout.
"Chacun doit assumer ses responsabilités, c'est ce que fait l'Etat avec le rétablissement de l'AER avec un public bien précis, ceux qui ont été dans une situation de diminution de leurs revenus avec l'application de la réforme des retraites, estime-t-il. Pour le reste, pouvoir faire revenir dans l'emploi ou assumer ses responsabilités pour le revenu de ceux qui ne seraient pas bénéficiaires de l'ATS, oui je pense que Renault doit regarder ses situations précises".
Pour l'heure, la direction du groupe a seulement indiqué mi-septembre qu’elle comptait recevoir les salariés concernés. "C'est ce qui a été convenu, maintenant nous attendons", explique Ali Kaya, responsable CGT à Flins (Yvelines) où 26 salariés dans cette situation se sont manifestés au près du syndicat.

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