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Quand le Cnes sollicite les élèves-ingénieurs de l’université de Toulouse

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Pendant 6 mois, 25 étudiants ingénieurs en dernière année de la filière Systèmes Robotiques et Interactifs (SRI) de l'Upssitech, l'école d'ingénieurs interne de l'Université Toulouse 3 – Paul Sabatier, ont planché sur un projet commun de robotique spatiale, sur la base d'un cahier des charges établi par le Cnes. Résultat.

Quand le Cnes sollicite les élèves-ingénieurs de l’université de Toulouse
Etudiants de la filière Systmes Robotiques et Interactifs SRI de Upssitech Toulouse planchant sur un atterrisseur autonome pour le Cnes
© DR

"Imaginez un engin volant capable de simuler un 'atterrissage' autonome sur de petits corps célestes, de type astéroïde, ou comète. Vous avez 6 mois." C’est le sujet proposé par le Centre national d’études spatiales (Cnes) aux 25 étudiants ingénieurs de la filière Systèmes Robotiques et Interactifs (SRI) de l'Upssitech, l'école d'ingénieurs interne de l'Université Toulouse 3 – Paul Sabatier, à Toulouse. Le 3 mars 2017, ils ont rendus leur copie : un drone qui se localise automatiquement à l'aide de ses capteurs embarqués : GPS, caméra, ultrason. "Le drone n'est là que pour valider les briques logicielles développées par les étudiants", précise Frédéric Lerasle, professeur à L'Université Paul Sabatier, chercheur au Laas-CNRS (laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes) et responsable de la formation SRI (Systèmes Robotiques et Interactifs), au sein de l'Upssitech.  

Le projet s'articule en fait en deux simulateurs d'atterrissage distincts : un simulateur numérique qui permet de tester d'abord les algorithmes dans un environnement entièrement virtuel et un simulateur physique qui permet ensuite de valider les algorithmes implémentés dans un environnement au plus proche de la réalité. Une véritable expérience professionnelle de conduite d'un projet industriel pour ces étudiants ingénieurs, organisée dans le cadre d'un dispositif pédagogique spécifique : le Projet de Grande Envergure.

Travail en équipe

"Le Projet de Grande Envergure est un dispositif pédagogique à l’intention de nos élèves ingénieurs visant à l’apprentissage en grandeur réelle de la gestion d'un projet industriel", explique Frédéric Lerasle. "Son format est particulièrement original", se félicite l'enseignant-chercheur. Il mobilise en effet l'ensemble des étudiants d'une même promotion, en l'occurrence, les 25 élèves de 3ème et dernière année de la filière SRI, sur une durée de 6 mois, sur la base d'un seul cahier des charges établi par une entreprise partenaire. La recette est déjà bien rodée. Mise en place depuis plusieurs années, tout d'abord pour des étudiants de master 2 de robotique de l'Université Paul Sabatier, elle a été tout naturellement adoptée par l'Upssitech-SRI, dont les premières formations ont été lancées il y a trois ans. La promotion d'étudiants concernée par l'opération cette année est ainsi la toute première à se voir décerner des diplômes d'ingénieurs.

Projet industriel

Pendant toute la durée du projet, les élèves doivent s’organiser, s’adapter comme une entreprise, pour faire face aux exigences du client, cela en autonomie partielle. "C'est vraiment un point fort de notre cursus de formation", témoigne Nicolas Crampette, étudiant de 3ème année de l'Upssitech-SRI. "C'est une première expérience très concrète de conduite d'un projet industriel et de travail en équipe, juste avant de nous engager dans nos stages de fin d'études". Les élèves ingénieurs restent toutefois encadrés par les équipes pédagogiques de l'Upssitech-SRI et travaillent en collaboration avec des chercheurs du Laas et de l'Irit (Institut de Recherche en Informatique de Toulouse. "Ils bénéficient des moyens mutualisés de l'AIP/Primeca, l'atelier inter-universitaire de productique de Toulouse, qui mutualise des moyens et des compétences entre l'Université Paul Sabatier, l'INPT, l'Insa et le Laas", insiste Frédéric Lerasle. Ce programme pourrait d'ailleurs être amplifié dans les prochaines années en intégrant des élèves issus d'autres formations de la Faculté des Sciences et d'Ingénierie et pourquoi pas au-delà, pour favoriser des projets coopératifs transversaux et développer de nouvelles coopérations entre les écoles.

 

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