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Quand l'ANSSI déclare sa flamme aux industriels de la cybersécurité

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A l'occasion des Assises de la sécurité numérique qui se tiennent à Monaco jusqu'au 8 octobre, Guillaume Poupard, le patron de l'agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) a salué le travail réalisé par les fournisseurs de solutions de cybersécurité. Labellisation des prestataires, ciblage des financements de la R&D, incitation à travailler avec des acteurs non européens... Il a développé le volet industriel de sa stratégie de cybersécurité.      

Quand l'ANSSI déclare sa flamme aux industriels de la cybersécurité

Sans produit ni service efficace et de confiance, pas de cybersécurité qui vaille! En rappelant cette vérité lors des Assises de la sécurité numérique qui se tiennent du 5 au 8 octobre à Monaco, Guillaume Poupard, le DG de l'ANSSI (agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) a rendu hommage aux industriels de la cybersécurité lors de son discours d'ouverture. En effet, jusqu'ici, l'action gouvernementale s'était surtout concentrée sur les aspects réglementaires avec la mise en musique de la loi de programmation militaire (LPM) qui impose de nouvelles obligations aux opérateurs d'importance vitale (OIV). "Nous avons absolument besoin d'offres de service efficaces et de confiance. Ce ne sont pas des OIV qui peuvent développer cela en interne. (...) Je voudrai remercier ces industriels qui jouent ce jeu-la et qui mettent de l'énergie pour développer cet écosystème capable d'implémenter les règles de la LPM", a-t-il indiqué. A l'occasion du salon, Thales a ainsi présenté une nouvelle sonde de détection des cyberattaques.

"On a besoin de tout le monde dans le domaine de la cybersécurité"

Pour permettre aux entreprises de sélectionner leurs fournisseurs, l'agence a mis en place une politique de labellisation des prestataires dignes de confiance dans des domaines très spécialisés. Elle a ainsi labellisé 20 prestataires d'audit de la sécurité des systèmes d'information (PASSI). Beaucoup sont présents sur le salon monégasque: Advens, Airbus Defence and Space, Atos, CS, Orange Cyberdéfense.... Dans le domaine de la détection d'attaque, huit prestataires sont en cours d'évaluation; dans le domaine de la réaction à incidents, six fournisseurs ont été identifiés.

Cette reconnaissance ne se limite pas aux industriels européens. "Nous avons besoin de toute le monde dans le domaine de la cybersécurité. Les industriels non européens ne sont pas parias. Des coopérations sont possibles et souhaitables. Cela doit se faire sans naïveté et sous maîtrise. Nous sommes dans un sujet ou on ne peut se permettre une forme d’angélisme", explique Guillaume Poupard.

Ainsi, en matière de Cloud Computing, l'agence souligne qu'elle entend qualifier toutes les offres qui le souhaiteront, françaises ou étrangères, et notamment celles de grands acteurs américains. "Ils sont les bienvenus Nous avons besoins de leurs solutions à condition qu'ils suivent les règles que nous avons fixées en France et de main en Europe", explique-t-il encore.. Microsoft et Amazon sauront apprécier. Dans ce contexte, l'agence pourrait voir d'un bon oeil le partenariat stratégique noué entre Thales et l'américain Cisco Systems. Ils mettront sur le marché à partir de 2017 une solution de cyberprotection souveraine à destination des OIV. L'acteur américain apportera sa connaissance des cyberattaques grâce à ses équipements, qui lui donnent une visibilité sur plus de 80% du trafic Internet, tandis que Thales garantira la dimension souveraine de cette offre avec la mise en place d'un Cloud souverain.

450 millions d'euros pour la R&D en Europe

Le DG de l'ANSSI a aussi souligné son engagement personnel afin d'obtenir des fonds pour financer la R&D des entreprises du secteur de la cybersécurité. "Il n'y a pas de raison que les fonds considérables du H2020 (programme européen pour la Recherche et l'innovation, ndlr) se détournent des questions de sécurité. Nous avons eu un dialogue très efficace avec la Commission européenne qui a abouti à un partenariat public privé qui a permis de flécher environ 450 millions d'euros de fonds de R&D". A croire que même dans le monde virtuel de la cybersécurité, il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour. 

 

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