PSA : un constructeur, quatre prétendants
Par Thibaut de Jaegher - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3268
C'est fou le nombre d'alliances que l'on prête à PSA Peugeot Citroën. Dernièrement, une rumeur venue d'Italie a remis cette idée sur la table. Fiat-Chrysler serait prêt à accueillir un troisième membre dans son attelage. Rumeur ou pas, le mariage du français avec un autre groupe automobile est une vieille rengaine.
Il y a trois ans, on avait déjà évoqué l'hypothèse d'un tandem franco-italien. Plus tôt, d'autres constructeurs avaient aussi tenu le rôle de prétendants. Le japonais Mitsubishi, avant que les relations entre les deux partenaires (sur les 4 x 4 et la voiture électrique) ne se dégradent en 2010.
Renault fut cité régulièrement comme fiancé probable, notamment en 2009. Mais cela relevait plus du fantasme franco-français que d'une idylle sérieuse.
Et puis il y a aussi BMW qui tient depuis plusieurs années le rôle de promis. Les deux industriels ont beaucoup de choses à partager : un actionnariat familial (les Quandt et les Peugeot), des gammes complémentaires (moyen de gamme pour l'un, haut de gamme pour l'autre) et des technologies communes (moteur électrique, moteur essence...).
Pourquoi n'ont-ils par encore fusionné, me direz-vous ? Sans doute pour un problème de capitalisation boursière. L'action de PSA est sous-évaluée depuis des années, selon la famille Peugeot, et il est difficile dans ce contexte qu'elle puisse céder ses parts sans avoir le sentiment de les brader.
Ceci dit, la question d'une alliance se pose de plus en plus crûment. La plupart de ses concurrents fabriquent entre 6 et 8 millions de véhicules par an. Et si le français veut rester compétitif, il devra sans doute dire "oui" à l'un de ses partenaires pressentis.

dans la même rubrique
27/05/2012 Un mastère à l’international nuclear academy27/05/2012 Le papetier qui veut protéger les forêts
27/05/2012 Production












