Le groupe tenait ce mercredi matin, 25 avril, l'assemblée générale de ses actionnaires. Un rendez-vous dans une ambiance tendue, suite à de mauvais résultats au premier trimestre.
Après une présentation des résultats annuels bien terne en février, l'assemblée générale des actionnaires de PSA n'avait pas meilleure allure. Le groupe a annoncé une baisse de 7% de son chiffre d'affaires au 1er trimestre. Avec des ventes en baisse de 8% en Europe (- 19% en France), le chiffre d'affaires de la seule division automobile a plongé de 14%.
En Europe, le groupe est passé de 14,8% de parts de marché en 2011, à 12,9%. "Notre performance est mauvaise par rapport à nos concurrents du secteur automobile et ce pour trois raisons, a confirmé Philippe Varin, président du directoire. Nous sommes très exposés en Europe. Nous sommes aussi très présents sur les segments A et B. Nous produisons ces petites voitures en France, elles coutent donc plus chères. Enfin pour sortir de cette situation européenne, nous investissons beaucoup, d'où une surgénération de liquidités". Malgré un plan d'économies d'un milliard et demi d'euros et l'alliance avec GM, PSA prévoit une année 2012 "très préoccupante".
Vu la situation, les actionnaires ont accepté de ne pas touché de dividendes cette année. "L'actionnariat a le moral en berne" a conclu un membre de l'assistance. Conformément aux annonces de février, Philippe Varin ne touchera que la part fixe de son salaire, soit 1,3 millions d'euros. Le président du directoire a renoncé à la part variable de sa rémunération (150% de la part fixe). Idem pour les membres du directoire : ils ne toucheront que la part fixe de leur revenu (618.000 euros) et renoncent à la part variable (110% de la part fixe).
Dans 10 ans
L'alliance entre les deux constructeurs tiendra la première réunion de son comité de pilotage le 09 mai prochain. La rencontre aura lieu à Détroit entre les 10 membres de PSA et GM pour avancer sur les projets communs à l'alliance. Les rencontres se tiendront régulièrement chez l'un et l'autre constructeur. Les groupes de travail ont eux jusqu'en octobre pour définir les projets développés en commun.
La réponse n'a pas vraiment convaincu dans l'assistance, préoccupée aujourd'hui par le cours de l'action PSA. L'alliance avec GM n'a pas séduit les marchés, l'action PSA terminait hier à la clôture à 8,92 euros.
"L'augmentation de capital m'a saigné à blanc", lance un petit actionnaire, qui renchérit : "Nous sommes la plus petite capitalisation du CAC 40, quand va-t-on se faire virer ?" Dans cette ambiance de fronde feutrée, le président du conseil de surveillance Thierry Peugeot en a aussi pris pour son grade.
Le président du conseil de surveillance s'est vu reprocher sa présence dans différentes conseils d'administration. "Je consacre tout mon temps au groupe PSA Peugeot Citroën" s'est défendu Thierry Peugeot. PSA a jusqu'au 25 juillet et la présentation de ses résultats semestriels pour redresser la barre.









