PSA Peugeot Citroën plombé par les pertes en 2009
Le 10 février 2010 par Barbara Leblanc

PSA soutient Toyota
BMW et PSA Peugeot Citroën renouvellent leurs vœux
Faurecia sauvé par le second semestre 2009, prudent pour 2010
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L’année 2009 aura été rouge pour PSA Peugeot Citroën. Le constructeur automobile français a annoncé le 10 février avoir enregistré une perte nette d’1,1161 milliard d’euros.
Un chiffre trois fois plus important qu’en 2008. La perte opérationnelle a atteint 689 millions d’euros. Son chiffre d’affaires a lui aussi souffert de la crise et a chuté de 10,9% à 48,417 milliards d’euros. Son cash flow (809 millions d’euros) a permis au groupe de réduire sa dette nette à 1,99 milliard d’euros au 31 décembre.
Comme Faurecia, le groupe a rebondi au second semestre, en dégageant un bénéfice opérationnel courant de 137 millions d’euros, entre autres grâce aux primes à la casse en Europe. Cette zone représente les deux tiers de ses ventes en 2009. « Nos résultats financiers 2009 montrent une nette amélioration de notre performance au second semestre, mais reflètent aussi la gravité de la crise affectant l’industrie automobile », a expliqué le président du directoire Philippe Varin.
-9% en Europe en 2010
Reste que le groupe estime avoir les capacités de rebondir, même si l’avenir du secteur automobile semble incertain. « Les conditions de marché continueront à être difficiles », assure Philippe Varin. Il table sur une baisse des ventes de l’ordre de 9% en Europe, mais estime que le groupe devrait continuer à améliorer ses parts de marché, sans donner de prévisions chiffrées.Au dernier trimestre 2009, sa part de marché en Europe atteignait 14,3%.
Se fondant sur « les résultats du deuxième trimestre, et sur la poursuite du redressement de Faurecia » , il espère dégager un bénéfice opérationnel courant positif au premier semestre. Pour ce faire, Philippe Varin parie sur de nouveaux lancements, par exemple en Chine, sur une réduction des coûts et une meilleure utilisation des capacités de production. Pour la suite, le groupe ne s'engage pas, « face à la gravité de la crise que connaît l'industrie automobile ». « Dans la mesure où la fin de l'année 2010 sera une conjonction de début de reprise économique et d'arrêt des primes, avec un certain nombre d'incertitudes sur la fin des différents schémas de primes à la casse, nous avons préféré limiter notre engagement sur le premier semestre », a-t-il affirmé.
Philippe Varin a profité de la présentation des résultats pour revenir sur plusieurs points d'actualité. A l'instar de ses relations avec son partenaire japonais Mitsubishi. "Je confirme que les discussions sont en cours dans un contexte très positif, mais je ne souhaite pas en dire davantage",a-t-il affirmé. Les deux constructeurs sont d'après lui liés par des complémentarités géographiques et de produits.
Des rumeurs courent depuis plusieurs jours quant au développement d'une petite voiture par Mitsubishi et PSA Peugeot Citroën.
Autre question d'actualité : le rappel dû à un problème de pédale d'accélérateur sur des modèles assemblés avec Toyota. "L'envergure des rappels n'a rien à voir avec celle de Toyota. moins de 100 000 véhicules sont concernés, ce qui aura un impact non matériel sur nos comptes", a-t-il expliqué.

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