Alors qu'Arnaud Montebourg a émis le souhait de recevoir prochainement l'actionnaire majoritaire du groupe PSA, la famille Peugeot réfute les mises en cause sur son soutien au groupe automobile.
La famille Peugeot, premier actionnaire de PSA Peugeot Citroën et mise en cause par le gouvernement dans le cadre du plan de suppression de 8 000 postes de travail du constructeur automobile, s'est défendue le 18 juillet en affirmant avoir "toujours donné" priorité au groupe.
"La famille Peugeot a toujours donné la priorité au développement du groupe et à sa stratégie, n'hésitant pas à diluer sa participation quand la situation le requérait", selon un communiqué de PSA Peugeot Citroën.
"La famille Peugeot s'est toujours efforcée de suivre les opérations financières destinées à soutenir la stratégie du groupe", ajoute le communiqué, alors que le gouvernement s'interroge sur l'engagement de l'actionnaire historique du groupe.
Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg reçoit au fur et à mesure toutes les parties prenantes au dossier PSA, et a multiplié les attaques contre la hiérarchie et la stratégie du groupe. Mardi 17 juillet, il a affirmé son intention de rencontrer prochainement la famille Peugeot.
Pas de dividende versé ni d'évasion fiscale
Mercredi matin sur France Inter, il a déclaré : "je veux savoir ce qu'il (l'actionnaire de référence, ndlr) veut faire" dans ce groupe qui est un "symbole national". Le ministre a aussi reproché à PSA d'avoir versé 250 millions d'euros de dividendes à ses actionnaires, donc aux membres de la famille.
Le constructeur automobile réplique qu'aucun dividende n'a été versé à la famille en 2009, 2010 et 2012, et en 2011 il s'est élevé à 78 millions d'euros, "à rapprocher des 133 millions d'euros investis" dans l'augmentation de capital.
La famille se défend aussi de pratiquer l'évasion fiscale et dit que tous les membres travaillant pour PSA "habitent en France et payent leurs impôts en France".
Arnaud Montebourg, dont le gouvernement s'oppose au projet du groupe privé, a reçu mardi les représentants syndicaux, et devait rencontrer mercredi en fin d'après-midi Philippe Varin, le président du directoire du groupe privé.
La famille Peugeot contrôle 25,4 % du capital du constructeur et 38,1 % des droits de vote via deux structures, Etablissements Peugeot Frères (EPF) et Société Foncière, Financière et de Participations (FFP).









