PSA défend son dispositif d’appel d’urgence

Par  - Publié le
Production des blocs de propergol pour les générateurs de gaz d’airbags
© © Livbag

Le système européen baptisé eCall était au cœur des débats lors de la réunion d’une commission du Parlement européen mardi 19 juin. Le système, destiné à sauver les vies des automobilistes en danger, a déjà été développé par PSA qui redoute une harmonisation imposée.

Le dispositif proposé par la Commission Européenne est basé sur le même principe que celui déjà mis en place par PSA. En cas d’accident, le conducteur n’a qu’à presser un bouton pour obtenir de l’aide. S’il perd connaissance, la voiture est géolocalisée grâce aux capteurs d’airbag et les secours sont avertis.

La différence entre les deux systèmes s’opère au moment de l’appel. "Avec le dispositif de PSA, les données sont transférées vers notre plateforme d’assistance qui appelle le véhicule afin d’évaluer le type de panne ou d’accident. Si le conducteur ne répond pas, l’appel est redirigé automatiquement vers les secours ", explique Laure de Servigny, en charge des relations presse sur la technologie PSA.

Contrairement à celui de PSA, l’eCall de la Commission Européenne est directement connecté au 112 afin de faire intervenir les secours, peu importe la nature de la panne. Laure de Servigny déclare : "Sur 117 000 appels reçus en Europe depuis 2003, 5 600 ont été transférés vers les secours. Ces chiffres prouvent qu’il faut opérer un tri et sélectionner uniquement les cas d’urgence, et pas les simples pannes, avant d’appeler les secours ".

En adoptant le système PSA, la plateforme est un coût additionnel à prendre en compte, mais la question des "embouteillages" des lignes d’appels d’urgence ne se poserait plus. L’eCall de PSA est intégré d’office dans certains véhicules du groupe, en fonction du niveau de finition. Il est également disponible en option, pour le prix de 290 euros ttc.

La Commission européenne en plein débat

Si une majorité des Etats européens est favorable au déploiement de l’eCall, la France résiste. Elle voudrait choisir librement le système d’appel d’urgence et soutient le dispositif de PSA. Néanmoins, l’Europe voudrait lancer ce système en 2015.
Après la première réunion d’une commission du Parlement européen le 19 juin qui a mis son accord sur l’eCall, une autre réunion est prévue pour le 3 juillet. La proposition de septembre dernier est à la base des discussions.

"Nous aimerions que la Commission européenne tienne compte des constructeurs qui, comme nous, ont déjà développé ce système. C’est un gros investissement de notre part depuis de nombreuses années, nous préférerions ne pas devoir développer des technologies supplémentaires", conclut Laure de Servigny.

 

Imprimer

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher

Identifiez-vous