La zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) peut devenir « un laboratoire d'écologie industrielle », selon les intercommunalités Ouest Provence et Pays de Martigues et le Grand Port maritime de Marseille. Ils viennent de confier à l'École des mines d'Alès une étude visant à analyser le potentiel de valorisation de déchets thermiques, comme les frigories des terminaux méthaniers et les calories émises par les centrales de cogénération, ArcelorMittal, Ascometal ou Evere... « Exploiter ces gisements colossaux peut créer un bouquet énergétique compétitif apte à attirer de nouvelles industries », explique un responsable de Ouest Provence. L'idée est de rapprocher ceux qui en produisent de ceux qui en consomment pour leur process industriel afin de réduire leurs coûts énergétiques et leurs impacts environnementaux. Une telle synergie fonctionne déjà entre Air liquide et le terminal gazier de Fos-Tonkin. La récupération de ces effluents permettrait aussi de chauffer ou de climatiser entrepôts et habitations. L'étude évaluera la faisabilité technique et financière et les bénéfices de tels réseaux d'échanges.
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