Projet de Cloud à la française : Dassault Systèmes jette l’éponge

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Serveurs Cloud Computing
© Lawrence Berkeley National Laboratory - Flickr

Après avoir claqué la porte au premier consortium, Dassault Systèmes se retire à nouveau du projet visant l’émergence d’un Cloud à la française. En cause : la décision de l’Etat de soutenir deux consortiums concurrents, et non plus un seul. Son allié SFR cherche un autre partenaire industriel.

Décidément, Dassault Systèmes a du mal à trouver sa place dans le projet Andromède de Cloud computing à la française. L’éditeur de logiciels PLM vient une nouvelle fois de claquer la porte. En cause : la décision du Commissariat Général de l’Investissement (CGI) de retenir les deux consortiums candidats, et non plus un seul. Son allié SFR se maintient toutefois. Mais il devra trouver un autre partenaire industriel.

Andromède est initié en 2009 par l’Etat avec l’objectif de créer une plateforme de Cloud computing respectant les impératifs de sécurité et de souveraineté du gouvernement français. Le projet franchit une étape importante avec la signature en août 2011 d’un accord de principe entre la Caisse des Dépôts et Consignations (représentant l’Etat), Orange, Thales et Dassault Systèmes. Il représente un investissement de 285 millions d’euros, dont 135 millions d’euros de financement public. Mais en désaccord avec Orange sur la stratégie commerciale, Dassault Systèmes quitte en janvier 2012 le consortium, puis monte un consortium alternatif avec SFR.

Deux projets concurrents de 225 millions d’euros ont été donc soumis au gouvernement menés l’un par Thales et Orange, l’autre par Dassault Systèmes et SFR. L’un d’entre eux devrait être retenu pour un investissement de l’Etat de 75 millions d’euros. Mais les deux projets si comparables et si bons que le CGI a proposé au Premier ministre de retenir les deux à la fois. Ainsi, les administrations et les entreprises clientes auraient le choix entre deux plateformes françaises, ce qui serait bénéfique pour le développement du marché. Une décision qui déplait à Dassault Systèmes, persuadé d’avoir le meilleur projet.

Le Premier ministre François Fillon devrait officialiser dans les jours à venir le soutient de l’Etat du projet porté par Thales et Orange, et laisser la porte ouverte au projet impliquant SFR. Le CGI indique qu’un troisième projet, plus ciblé, est en cours d’instruction. Il reste ouvert à d’autres projets contribuant à la mutation de l’informatique en France au Cloud.

 

 

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