imprimer

Prix spécial du jury - Jean-Vincent Hong - Dompteur de microdrones

Le 14 décembre 2011 par Thierry Lucas
Jean-Vincent Hong
 

Il a 23 ans, n’est pas encore sorti de son école d’ingénieurs l’Esiee, mais a déjà la tête ailleurs. En Californie pour être précis : c’est bien là qu’il espère se faire embaucher, dès février. Chez Google, par exemple, dont la renommée n’est pas le seul attrait : "On peut y consacrer 20% de son temps à un projet personnel. Je pourrai l’utiliser pour l’entreprise que je vais créer avec deux amis", affirme Jean-Vincent Hong. Un programme qui ne manque pas d’ambition pour ce jeune Français revenu enthousiaste de son séjour aux États-Unis.

Il y a passé neuf mois au Harvey Mudd College (Los Angeles), à suivre un enseignement sur la robotique et le traitement d’images, suivis de trois mois à Harvard (Boston), où il participé au projet RoboBees. Une étude complexe visant à créer des essaims de microdrones de la taille d’une abeille pour des missions coordonnées de surveillance en milieu hostile. Jean-Vincent Hong devait, en trois mois, proposer une solution pour traquer les "abeilles" en vol, en utilisant comme capteur une Kinect de Microsoft. D’autres systèmes d’analyse d’images pouvaient faire ce travail. Mais ils sont chers et nécessitent une installation fixe. La Kinect, équipement mobile et peu onéreux, semblait mieux adaptée aux applications visées.

«Harvard! Je n’y croyais pas… C’est mon professeur de Harvey Mudd College qui m’a recommandé sur ce projet d’abeilles robotisées.»

 

"Harvard! Je n’y croyais pas… C’est mon professeur de Harvey Mudd College qui m’a recommandé sur ce projet", se souvient l’élève de l’Esiee. Expérience concluante : le jeune Français (le seul à y participer) a trouvé une solution pour traquer avec précision de petits objets volants (des hélicoptères-jouets, en attendant que les microdrones soient prêts). Pour palier la faible résolution de la Kinect, l’idée est d’équiper chaque objet volant d’une diode électroluminescente (LED), qui facilite, dans le traitement d’image, son extraction de son environnement. Une LED émettant dans le visible a donné des premiers résultats, mais c’est avec une diode UV, accompagnée d’un filtre sur la caméra, que les performances visées ont été atteintes.

L’optimisation du système est maintenant entreprise par l’équipe de Robobees. "Le système américain me convient parfaitement", affirme sans hésiter l’étudiant, qui vante le pragmatisme de l’enseignement et de la recherche. Pour résumer, en France, on fait beaucoup de théorie et on est très encadré. Aux États-Unis, on a toute liberté… mais il faut des résultats. Ainsi, à Harvey Mudd College, huit heures de cours par semaine seulement étaient programmées. Mais il fallait fournir un important travail personnel et les projets étaient ponctués de dates butoir précises. Revenu cette année à son école de Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne), Jean-Vincent termine son cursus à l’Esiee Management, où il s’initie à la gestion des équipes, au marketing, à la finance… Tout en passant des entretiens téléphoniques en anglais avec des recruteurs potentiels. Le projet d’entreprise suit lui aussi son chemin. "Cela concerne la robotique et les services." On n’en saura pas plus pour l’instant.

 

 

 

 

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cet article sur Wikio envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher
À la une
ArcelorMittal

"ArcelorMittal semble vouloir générer une pénurie d’acier", selon la CFE-CGC

Un comité central d’entreprise est en cours à...

Péniches sur la Seine

18 milliards d'euros d'investissements dans la vallée de la Seine

L'ancien maire du Havre, Antoine Rufenacht, a présenté le rapport sur...

Panhard

Les ventes d'armes à l'export continuent de progresser

La France confirme son rang de quatrième puissance exportatrice de matériel...


© L'Usine Nouvelle    - Publicité- Conditions générales d'utilisation - RSS - Pour nous contacter