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Prix des ingénieurs de l'année 2008

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pia

  La remise des prix des ingénieurs de l'année a été l'occasion de récompenser des parcours d'exception. Au-delà, la soirée a célébré ces inconnus indispensables : les ingénieurs.

Si les oreilles des ingénieurs ont sifflé ce mercredi 17 décembre, c'est sûrement de bonheur. La cinquième remise des prix  a, en effet, mis sous les projecteurs « le plus beau métier du monde », pour reprendre l'expression de Laurent Guez, directeur de la rédaction de l'Usine nouvelle. Sept prix ont ainsi été remis au cours de la soirée qui se tenait dans les locaux de la chambre de commerce et d'industrie de Paris. L'occasion pour cette institution de rappeler par l'intermédiaire de son porte-parole son attachement au métier d'ingénieur : « vous êtes l'économie réelle ». En clôturant la soirée, Noël Claveloux, le président du Conseil national des ingénieurs et des scientifiques de France, ne disait pas autre chose quand il remarquait : « quelques secondes suffisent pour détruire un milliard d'euros. Pour les produire, il faut un an de travail de plusieurs dizaines milliers d'hommes et de femmes ».

Les champions de la croissance

Prix après prix, ce qui frappe d'abord c'est à la fois l'extrême sophistication des inventions et leur immersion dans le quotidien. Le monde de l'ingénieur n'est décidément pas celui de l'esbroufe, au contraire. Nominés et primés partagent ce goût pour la solution qui changera la vie, qu'il s'agisse de nanomédicaments, d'anesthésie au xénon ou de traitement du grain de blé... 

Des efforts qui méritent d'autant plus d'être salués que la sortie de la crise qui commence viendra de l'innovation. Tous les participants l'ont répété. La croissance réelle de l'économie réelle repose sur les épaules des équipes d'ingénieurs, qu'ils s'occupent de process, de recherche développement ou de production...

Tous ont aussi insisté sur le travail en commun, l'importance de l'équipe. Ainsi, recevant son prix,  le premier mot de Bruno Revellin-Falcoz, distingué pour l'ensemble de sa carrière a été pour  « l'ensemble des personnes avec lesquelles j'ai eu la chance de travailler ». Sans parler des binômes et trinômes récompensées.

Les mutations d'un métier

Jean-Pascal Tricoire, pdg de Schneider Electric, a insisté : la collaboration entre les équipes sera de plus en plus importante, a-t-il indiqué citant un proverbe chinois « quand on partage une idée, on a deux idées ». L'ingénieur de demain sera pour lui plus proche encore des clients, davantage entrepreneur. En ouverture de la remise des prix, il a cité les entreprises californiennes et leurs succès : décontraction et humour sont indispensables pour bien créer.

En ouverture de la cérémonie, Paul Wagner, qui a été un de ses créateurs il y a 5 ans, rappelait qu'il s'agissait de mettre un coup de projecteur « sur un métier trop méconnu du grand public ». Mission accomplie !

Christophe Bys

Retrouvez tous les lauréats 2008 dans notre dossier spécial

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