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Prime à la casse : la fin est proche

Le 13 juillet 2009 par Barbara Leblanc
Le gouvernement travaille à la fin de la prime à la casse
Le gouvernement travaille à la fin de la prime à la casse
© DR

« Un arrêt progressif ». C’est ainsi que le gouvernement envisage la fin de la prime à la casse, selon Christian Estrosi, ministre chargé de l’Industrie, dans une interview lundi 13 juillet au quotidien Les Echos.

 

 «  Elle ne peut pas être maintenue indéfiniment », explique-t-il rappelant les conséquences dommageables des dispositifs au long terme comme la Balladurette ou la Jupette, ancêtres du nouveau dispositif dans les années 1990. Reste que le ministre est resté muet quant à la méthode et la date de sortie du système. «  Il faut un arrêt progressif, nous y travaillons. Mais je veux d’abord être sûr que les constructeurs ne se contentent pas de gérer les stocks », explique-t-il.

 

Graduelle

Mise en place en décembre 2008, la prime à la casse prévoit le versement de 1 000 euros pour tout achat d’un véhicule émettant moins de 160grammes de CO2 contre la mise à la casse d’un véhicule de plus de dix ans. Son terme étant fixé au 31 décembre 2009, nombreux ceux qui s’inquiètent de la sortie du système.

 

Le 7 juillet, le directeur général de Citroën, Frédéric Banzet, a assuré vouloir militer pour "la poursuite des mesures de prime à la casse ou en tout cas pour une interruption non brutale, l’industrie automobile ne sachant pas selon lui faire face à des mouvements de grande amplitude". Des propos repris partiellement par le PDG de Renault, Carlos Ghosn, qui a déclaré vendredi 10 juillet vouloir l’instauration d’une «  suppression graduelle » de la prime.

 

Enfin, Patrick Devedjian, ministre chargé de la mise en œuvre du Plan de relance, a proposé «  une sortie graduelle et coordonnée en Europe ». En effet, la prime à la casse a montré son efficacité sur le marché français ( +7,1% en juin) comme européen, treize pays ayant adopté le système. Selon une étude d’Euler Hermès SFAC, elle a permis de limiter de 12 à 13% la baisse des immatriculations en Europe. «  Si on sort, il faut que ce soit dans une situation où le relais a été pris par le consommateur, et que ce soit progressif pour ne pas créer de trou d’air », explique ce dernier.

 

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