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L'Usine Aéro

Pourquoi Safran pourrait revoir à la baisse son offre sur Zodiac

Olivier James , , , ,

Publié le

Zodiac a dévoilé des surcoûts plus forts qu’attendus et de nouvelles difficultés industrielles. De quoi perturber Safran, en pleine opération de rachat de l’équipementier.

Pourquoi Safran pourrait revoir à la baisse son offre sur Zodiac
Zodiac aerospace cabine assemblage de sieges
© Salque Jean-Louis D.R. voir les IPTC

On peut dire que Safran accuse le coût. Moins de deux mois après avoir lancé son offre publique d’achat amicale sur Zodiac, ce dernier a fait état mardi 14 mars à l’occasion des résultats du 2ème  trimestre 2016/2017 d’une situation industrielle et financière plus mauvaise que prévue. La réaction de Safran, tranchante par sa brièveté, n’a pas tardée. Il a publié deux heures plus tard un communiqué : "les informations communiquées par Zodiac Aerospace […] constituent un fait nouveau par rapport aux éléments disponibles préalablement à l‘annonce du projet d’acquisition […]". La naissance par le siège du futur numéro trois mondial de l’aéronautique – hors constructeurs – s’effectue dans la douleur.

Certes, Safran "confirme l’intérêt stratégique de l’acquisition", ainsi que "sa confiance dans sa propre capacité de redresser les marges opérationnelles des activités actuellement en difficulté". Philippe Petitcolin, le patron de Safran, a détaillé fin février sa stratégie pour redresser Zodiac, embourbé dans des difficultés industrielles depuis environ deux ans. Mais l’annonce de nouveaux problèmes tombent au plus mal, alors que le fonds TCI cherche à faire capoter le rapprochement, arguant notamment des déboires de Zodiac et du manque de concertation avec les actionnaires.

Premiers effets du plan Focus

Le fonds TCI a un nouvel argument à brandir : Zodiac anticipe désormais une baisse d'environ 10% de son résultat opérationnel courant 2016-2017 et non plus une hausse de 10% à 20%, comme cela avait été annoncé. Dans le détail, Zodiac fait face à d’importants surcoûts liés à la livraison des toilettes de l’Airbus A350. L’activité cabine affiche un chiffre d’affaires en baisse de 2,4%, à 807 millions d’euros. Si Zodiac parvient à livrer Airbus sur sa chaîne d’assemblage toulousaine, le montage des toilettes s’effectue encore trop tard dans le séquençage, de quoi générer des difficultés de montage.

"Les problèmes de qualité des toilettes sont très globalement réglés, concède le porte-parole d’Airbus. Quant aux délais de livraisons, il s’améliorent, mas tout doucement". Via le plan Focus lancé après l’apparition des difficultés industrielles, Zodiac assure reprendre le contrôle de sa production de toilettes et de sièges. En particulier là où les problèmes ont commencé fin 2014, à Santa Maria (Californie), pour les sièges de la classe affaires de l’A350, et à Gainesville (Texas), pour ceux de la classe économique. Pour la fabrication de toilettes, le site de Cypress (Californie) se met à niveau et a transféré une partie de la production à Montréal (Canada).

Une équation à plusieurs inconnues

Mais un nouveau foyer d’ennuis a été détecté par Zodiac : le site de production de sièges – pour les Boeing 767 et 777 essentiellement – de Cwmbran, au Royaume-Uni. Les premières difficultés sont apparues fin 2016 et risquent de provoquer de nouveaux retards de livraisons. "Cela a eu un impact sur nos ventes au premier semestre et nous devrions avoir un effet négatif similaire au niveau du résultat opérationnel courant", explique le groupe. Conséquence : la branche siège a vu son activité décroître de 5,3%, à 607,4 millions d’euros.

L’annonce de ces nouvelles difficultés pourrait-elle mettre à mal les négociations entre Safran et Zodiac ? Elles inciteront en tout cas Safran à revoir les termes de la transaction. "L’équation sur laquelle nous avons bâtie cette offre n’est plus la même", glisse-t-on en interne. Le communiqué ne dit pas autre chose : "Safran et Zodiac Aerospace poursuivent leurs négociations exclusives et intègreront dans leurs discussions les conséquences de ces faits nouveaux". Alors que la valorisation de Zodiac s’établissait à 8,55 milliards d’euros, Safran cherchera sans doute à baisser le montant de l’acquisition. Un scénario qui se précisera le 20 avril, jour où le résultat opérationnel semestriel de Zodiac sera connu, avec la publication des résultats financiers du groupe.

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