Le groupe italien a annoncé une perte historique de 2,3 milliards d'euros. Pour retrouver des marges de manoeuvre, il va céder un milliard d'actifs notamment dans le domaine de l'énergie et des transports. Ses activités d'aéronautique et de défense, positionnées sur des marchés porteurs, ne devraient pas en faire les frais.
Quelles sont les divisions de Finmeccanica qui vont trinquer ? A l'annonce de pertes exceptionnelles de 2,3 milliards d'euros pour son exercice 2011, le groupe italien a confirmé qu'il comptait bien céder des activités pour stopper l'hémorragie financière et réduire sa dette. Or ce groupe qui a réalisé l'an dernier 17,3 milliards d'euros de chiffre d’affaires, a le choix puisqu'il est présent dans de nombreuses activités : l'aéronautique, la défense, le spatial, l'énergie et les transports. Et même l'embarras du choix. "Nous devons faire des choix, des choix difficiles et investir où nous pouvons avoir du succès", a souligné le PDG Giuseppe Orsi lors de présentation de ses résultats annuels 2011.
Des directions ont été données prenant en compte du potentiel de croissance des différents marchés et de ses positions commerciales. Le groupe de 75 200 salariés dispose d'un potentiel de cession évalué à 2 milliards d'euros et dont déjà 1 milliard a été clairement identifié. Il entend ainsi préserver ses actifs dans le domaine des hélicoptères (sous sa division Agusta-Westland), l'électronique de défense et l'aéronautique. Il estime par exemple que le marché des hélicoptères civils connaitra une croissance annuelle moyenne de 5,5 % par an, passant de 4 milliards d'euros en 2011 à 6 milliards en 2020.
Ouvert à des partenariats
Sur le segment aéronautique, il affiche toujours des ambitions sur les avions de combats d'entrainement. Sur le marché des aérostructures, Finmeccanica se dit ouvert à des partenariats. Grâce à son savoir-faire dans le domaine de la fabrication des pièces composites, il fournit notamment le fuselage central du 787 de Boeing. Il confirme son engagement dans sa filiale commune d'avion à hélices ATR co-détenue avec avec EADS.
Il confirme même être en discussions avec son partenaire pour étudier un nouveau modèle de turbo-propulseur. Finmeccanica estime que la croissance annuelle moyenne du marché aéronautique sera de 4 % entre 2011 et 2020. Enfin, il compte pérenniser ses activités dans la défense et de la sécurité en restructurant ses activités déficitaires et en procédant à des regroupements de sites et des réductions d'effectifs.
En revanche, le groupe cédera d'autres actifs en particulier dans les transports (avec ses filiales Ansaldo STS, AnsaldoBreda, BredaMenarinibus) ou encore dans le domaine de l'énergie (Ansaldo Energia) "au cours de l'année", a confirmé M. Orsi sans donner plus d'indications. Des fuites ont déjà eu lieu dans la presse italienne indiquant que le japonais Hitachi est intéressé par les filiales de transport ferroviaires du groupe AnsaldoBreda et Ansaldo STS









