Après deux jours de consultations et de tables rondes, la grande conférence sociale s’est achevée ce mardi 10 juillet au soir. Le Premier ministre a dressé le bilan et a fourni quelques éléments de la feuille de route des prochains mois.
"Notre pays a besoin de réformes en profondeur. Les réformes structurelles ne peuvent pas être menées à la hussarde." C’est un chantier de grande envergure que le gouvernement s’apprête à lancer. Et ce, dès la rentrée 2012, avec des mesures d’amélioration du système de chômage partiel, a affirmé Jean-Marc Ayrault, lors de son discours au Palais d’Iéna. Car le dossier prioritaire pour le gouvernement reste l’emploi, et sa préservation. "Nous avons identifié des chantiers prioritaires et ambitieux pour sécuriser l’emploi", a précisé le Premier ministre.
La négociation compétitivité - emploi mal engagée
Quant à la négociation "compétitivité-emploi", elle n’est plus à l’ordre du jour. "Il n’y aura pas d’acte 2. Nous allons vers une nouvelle démarche de sécurisation de l’emploi", a-t-il insisté. Dès le mois de septembre, le gouvernement transmettra un document d’orientation aux partenaires sociaux. Ainsi, cela devrait mener à des négociations au niveau national interprofessionnel, avant la fin du 1er trimestre 2013.
Réforme du Smic
Avant la fin de l’année également, le gouvernement Ayrault devrait initier une réforme du Smic, après une concertation entre un groupe de travail interministériel et les partenaires sociaux.
"Comme l'engagement en avait été pris par le président de la République, nous souhaitons permettre une évolution des règles de revalorisation du Smic visant à mieux intégrer la croissance", a précisé le Premier ministre, ajoutant que son gouvernement présenterait "un projet de texte avant la fin de l'année".
Suppression de la prime "dividendes"
Ce vestige de l'ère Sarkozy sera liquidé, a annoncé le Premier ministre. En effet, les partenaires sociaux ont souligné son inefficacité.
Cette prime annoncée en avril 2011 sous l'appellation de "prime à 1 00O euros" devait être versée par les entreprises de plus de 50 salariés ayant versé un dividende en progression par rapport à la moyenne des deux années antérieures.
Le rôle renforcé de la Conférence nationale de l’industrie
"J’aurai le plaisir, dès demain, d’ouvrir la prochaine réunion de la Conférence nationale de l'industrie", s’est réjoui le Premier ministre. Car l’autre dossier prioritaire, mécaniquement relié à celui de l’emploi, est bien le redressement productif. L’industrie donc. "Nous devons agir pour améliorer sa compétitivité, en jouant sur l’ensemble des leviers".
Parmi ces leviers, le soutien à l’innovation et à la recherche technologique, le Crédit Impôt Recherche, dont le "ciblage sera affiné pour le rendre plus efficace", la question du financement des entreprises, et l’amélioration de l’écosystème des entreprises.









